À la recherche de données SIGH canadiennes

Depuis plusieurs années, des quantités appréciables de données géohistoriques ont été créées par les chercheurs qui s’intéressent au Canada. Alors que l’on réfléchit à la création d’une infrastructure géohistorique nationale, il est pertinent d’identifier les jeux de données à différentes échelles qui pourront nourrir un tel portail. La démarche actuelle vise donc à faire connaître les jeux de données existants et disponibles. Si, à terme, il serait préférable d’énumérer et de décrire chaque couche et chaque table de données attributaires, il n’est pas nécessaire, en ce moment, d’aller à un niveau de granularité aussi fin. Nous espérons plutôt, à cette étape, identifier les collections découlant de différents projets de recherches ou de mise en ligne des données numériques déjà géoréférencées comme celles-ci :

  • cartes géographiques matricielles
  • photographies aériennes
  • couches vectorielles
  • données attributaires liées à des couches vectorielles

Nous avons déjà identifié une série de données offertes par différents types de créateurs, question de présenter une diversité dans la nature et les types de données qui peuvent intéresser les chercheurs. Ainsi, on y retrouve :

  • des données internationales de qualité (FAO)
  • des données issues de projets de cartographie collaborative (Open Street Map, Natural Earth)
  • des données disponibles sur les sites d’entreprises en SIG (ESRI)
  • des données nationales (gouvernement du Canada, Géogratis)
  • des données provinciales ou territoriales (Colombie-Britannique, Yukon, Québec, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Nouveau-Brunswick)
  • des données municipales (Toronto, Montréal, Sherbrooke)
  • des données d’équipes de recherche (CIEQ, NICHE, LHPM, MAP, VIHistory)
  • des données de cartothèques et de centres d’archives (Scholars’ Geoportal, MADGIC, GéoIndex+)
  • des données d’initiatives personnelles (lignes de chemins de fer historiques)

Le choix des métadonnées à associer à chaque jeu de données nous amène à faire des compromis. Un niveau de détail insuffisant ne permettrait pas de faire des recherches efficaces alors qu’un niveau de détail trop grand pourrait décourager les créatrices et les créateurs de données qui ne sont pas formés pour créer des métadonnées qui répondent aux standards internationaux. Selon Rodolphe Devillers, six caractéristiques sont nécessaires pour définir la qualité d’un jeu de données géospatiales1.

i. Définition : Permet d’évaluer si la nature exacte d’une donnée et de l’objet qu’elle décrit, c.à.d. le « quoi », correspond aux besoins (définitions sémantique, spatiale et temporelle);

ii. Couverture : Permet d’évaluer si le territoire et la période pour lesquels la donnée existe, c.à.d. le « où » et le « quand », correspondent aux besoins ;

iii. Généalogie : Permet de connaître d’où provient une donnée, ses objectifs d’acquisition, les méthodes utilisées pour l’obtenir, c.à.d. le « comment » et le « pourquoi », et de voir si cela correspond aux besoins;

iv. Précision : Permet d’évaluer ce que vaut une donnée et si elle est acceptable pour le besoin exprimé (précision sémantique, temporelle et spatiale de l’objet et ses attributs);

v. Légitimité : Permet d’évaluer la reconnaissance officielle et la portée légale d’une donnée et si elles rencontrent les besoins (standards de facto, respect de normes reconnues, reconnaissance légale ou administrative par un organisme officiel, garantie légale par un fournisseur, etc.);

vi. Accessibilité : Permet d’évaluer la facilité avec laquelle l’usager peut obtenir la donnée analysée (coût, délai, format, confidentialité, respect des normes reconnues, droits d’auteur, etc.).

Un standard de métadonnées permettant de répondre à tous ces critères risquerait de rebuter plusieurs personnes qui souhaiteraient rendre leurs données accessibles. Nous proposons donc d’utiliser le format prescrit par le Dublin Core Metadata Initiative, un standard international dont les types de champs sont plus compréhensibles pour les personnes moins familières avec les métadonnées. Nous appliquons et interprétons le DCMI en nous inspirant de la définition générale disponible sur Wikipédia2 et des interprétations de certains champs proposés par la Bibliothèque nationale de France3. L’approche utilisée peut certainement être critiquée, car elle vise une application simple plutôt que la perfection. À la lumière de leur utilisation dans cette liste, nous pourrons évaluer comment revoir ces principes afin d’en arriver au meilleur compromis possible. Les champs n’apparaissent pas dans l’ordre prescrit par le DCMI et certains sont subdivisés afin d’apporter certaines précisions et d’en arriver à un niveau de granularité un peu plus fin.

Tableau 1. Liste des champs utilisés pour décrire les jeux de données

Élément Élément (anglais) Commentaire
Créateur Creator L’entité principalement responsable de la création du contenu de la ressource. Il s’agit du nom d’une ou de plusieurs personnes, d’une organisation ou d’un service.
Format : Nom, Prénom.
Séparer par des points-virgules les multiples entités.

Optionnel

Contributeur Contributor Entité responsable de contributions au contenu de la ressource.
Les exemples de contributeur comprennent une ou plusieurs personnes, une organisation ou un service.
Format : Nom, Prénom.
Séparer par des points-virgules les multiples entités.

Optionnel

Titre Title Nom donné à la ressource.
Le titre est généralement le nom formel sous lequel la ressource est connue.
Utiliser le titre tel qu’indiqué dans la langue d’origine de la ressource.
Si la ressource ne porte pas de titre formel et que le titre inscrit est dérivé du contenu, inscrire le titre entre crochets.

Obligatoire

Description.Générale Description.General Une présentation du contenu de la ressource.
Les exemples de description comprennent, notamment un exposé du contenu en texte libre.
Privilégier la description prévue par les créatrices ou les créateurs de la ressource.

Optionnel

Description.Nature-du-projet Description.Project-type Un mot-clé qui permet de classer les projets selon la typologie suivante :

– gouvernementale
– ONG
– universitaire
– individuelle
– commerciale
– collaborative

Obligatoire

Description.Méthodologie Description.Methodology Un texte suivi décrivant la démarche suivie pour créer la ressource. Optionnel
Description.Sources Description.Sources Énumération des documents qui ont servi à créer la ressource. Ce champ est distinct du champ Source, lequel sert à identifier l’endroit où on peut se procurer la ressource. Optionnel
Description.Champs Description.Fields Liste des champs utilisés dans le tableau ou la base de données, si possible avec description.

Optionnel

Date.Publication Date.Published Date de la création initiale de la ressource. Il ne s’agit pas nécessairement de la date représentée par la ressource.

Obligatoire

Date.Mise-à-jour Date.Updated Date d’un événement de mise à jour dans le cycle de vie de la ressource.

Optionnel

Couverture.Temps Coverage.Time Périmètre ou domaine d’application du contenu de la ressource, dans ce cas-ci, la date, l’année ou la période représentée par la ressource.

Obligatoire

Couverture.Espace Coverage.Space Périmètre ou domaine d’application du contenu de la ressource, dans ce cas-ci le territoire. intervalle de temps) ou une autorité (comme le nom d’une entité administrative). Il est recommandé de sélectionner une valeur dans un vocabulaire contrôlé.

Obligatoire

Couverture.Niveau Coverage.Level Un mot-clé qui permet d’identifier le niveau de couverture spatiale de la ressource :

– international
– national
– provincial
– régional
– municipal
– local

Obligatoire

Sujet.ISO Subject.ISO Un mot-clé permettant d’associer la ressource à une des catégories de classement ISO des données géospatiales.

– agriculture / farming
– biota / biota
– limites administratives / boundaries
– climatologie / climatology
– économie / economy
– élévation / elevation
– environnement / environment
– information géoscientifique / geoscientific information
– santé / health
– imagerie / imagery
– intelligence / intelligence (militaire)
– eaux intérieures / inland waters
– localisation / location
– océans / oceans
– urbanisme / planning
– société / society
– structure / structure
– transport / transportation
– services publics / utilities

Voir : https://geo-ide.noaa.gov/wiki/index.php?title=ISO_Topic_Categories

Obligatoire

Sujet Sujet Un ou des mot-clés permettant de classer la ressource. Optionnel
Format Format La manifestation (ou matérialisation) physique ou numérique de la ressource. Type MIME du document :

– shp
– kml
– kmz
– zip
– csv
– autres formats de données utilisés en SIG

Obligatoire.

Langue Language La langue du contenu intellectuel de la ressource.
Il est recommandé d’utiliser une des valeurs définies dans la RFC 3066 [RFC3066] qui, avec la norme ISO 639 [ISO639], définit des codes de langues primaires à deux, ainsi que des sous-codes facultatifs.
Exemples :- en
– fr

Obligatoire

Type de ressource Type Genre de contenu.
Par défaut, les ressources identifiées dans le cadre de ce projet font partie du type dataset (jeu de données).

Obligatoire

Droits.Licence Rights.License Identification brève du type de licence qui s’applique aux données :

– copyright
– CC (ou une ses variantes)
– domaine public
– ouverte

Obligatoire

Droits.Accessibilité Rights.Access Un des termes suivants permettant d’identifier la nature de l’accès aux données.

– gratuit
– payant
– abonnement gratuit
– abonnement payant

Obligatoire

Droits.Conditions d’utilisation Rights.Terms of use Texte copié et collé du site même pour préciser les conditions d’utilisation prescrites par l’équipe de création. Optionnel
Source Source Emplacement à partir duquel on peut obtenir la ressource. La source sera généralement un URL.
Un champ Source.URI pourra être ajouté si cela s’avère pertinent.

Obligatoire

Relation Relation Lien avec d’autres ressources. Une ressource peut être dérivée d’une autre ou être associée à une autre dans le cadre d’un projet.
Exemples : isPartOf [numéro de l’autre ressource]
isChildOf [numéro de l’autre ressource]
isDerivedFrom [numéro de l’autre ressource]

Optionnel

Éditeur Publisher Nom de la personne, de l’organisation ou du service à l’origine de la publication du document.

Optionnel

Commentaire Comment Tout information complémentaire qui permet de mieux comprendre la ressource.

Optionnel

Une liste de ressources déjà identifiées est disponible ici : http://bit.ly/2rlIkRC.
Certaines notices sont incomplètes et nous travaillerons à les compléter. Si vous désirez proposer un jeu de données, vous pourrez le faire en remplissant le formulaire suivant disponible ici : http://geohist.ca/donnees-sigh-hgis-data-form

1  DEVILLERS, Rodolphe (2004). « Conception d’un système multidimensionnel d’information sur la qualité des données géospatiales », [En ligne], Ph. D., Université Laval <http://theses.ulaval.ca/archimede/fichiers/22242/22242.html>.

2  Collaborateurs de Wikipédia (2016). « Dublin Core » <https://fr.wikipedia.org/wiki/Dublin_Core#Liste_des_.C3.A9l.C3.A9ments_et_raffinements>.

3  Bibliothèque nationale de France, Direction des Services et des Réseaux, Département de l’Information bibliographique et numérique (2008). « Guide d’utilisation du Dublin Core (DC) à la BnF : Dublin Core simple et Dublin Core qualifié, avec indications pour utiliser le profil d’application de TEL », version 2.0 <http://www.bnf.fr/documents/guide_dublin_core_bnf_2008.pdf>.

OCUL site banner edited crop2

OCUL releases over 1000 early topo maps of Ontario…

Guest post by Amber Leahey, Scholars Portal, and Jay Brodeur, McMaster University Library

The Ontario Council of University Libraries (OCUL1) is pleased to announce the release of a shared digital collection of more than 1000 early topographic maps of Ontario, now available online!

Map libraries are really wonderful places–just ask any Librarian or staff member who provides patrons with services, guidance, and access to maps and associated cartographic material at university libraries across Ontario. Or better yet, ask the countless patrons who use the collections’ vast and varied information to support activities in their research, education, work, and private lives. Indeed, there is much to be said about sparking interest in maps and GIS by telling a story with old maps–which there are many of–at libraries across the province. With such rich and diverse map collections, and thanks to the careful curation and digitization of over 1000 early topographic maps of Ontario, academic libraries continue to play a key role in preserving our national and provincial heritage in the digital age.

Led by the OCUL Geo Community, the OCUL Historical Topographic Map Digitization Project is a province-wide collaboration to inventory, digitize, georeference, and provide broad access to early topographic maps of Ontario. The initiative represents the single most comprehensive digitization project of the early National Topographic Series (NTS) map collection in Canada. The publicly-available collection provides access to georeferenced topographic maps at the 1:25000 and 1:63360 (one inch to one mile) scales, covering towns, cities, and rural areas in Ontario over the period of 1906 to 1977. As the collective achievement of individuals representing university libraries across Ontario, this shared collection exemplifies OCUL’s continuing commitment to collaborative approaches that improve access to knowledge both within and beyond the province. The completion of this project also serves as an opportunity to reflect on the history of the OCUL Geo Community, and celebrate the shared vision and effort that have made possible the current achievement.

The significance of historical maps

Much like a photograph, landscape painting, or textual account, a historical or otherwise superseded map preserves information from the past and provides its viewer an opportunity to explore the ways in which environments, cultures, and human knowledge have changed over time. As a part of their mission, map collections, libraries, and archives have a long tradition of preserving and providing access to a wide array of cartographic and cultural information.

In the present day, early topographic maps are a critical resource for those with an interest in historical events and exploring change over time. For many researchers, local historians, planners, conservationists, engineers, and consulting firms (to name but a few), historical topographic maps provide a unique snapshot of a given time period, showing both man-made and natural features such as spot heights, waterways, shorelines, boundaries, roads, railways, houses, barns, electricity lines, industry, agriculture, and much more.

Ottawa’s Changing Landscape and Growth 1906-1948
Animated compilation of early topographic maps of the Ottawa area, showing changes and growth between 1906 and 1948.
From curation to digitization: The role of the OCUL Geo Community

Among the challenges faced in producing such a comprehensive digital collection is the effort required to inventory and bring together sheets that exist across a multitude of map libraries. Given the variety and quantity of maps that are created during any given period and the finite nature of storage space and budgets, map collection curators are required to make careful (and often difficult!) choices about the collections they develop, steward, and preserve over time. As a result, many institutions have focused their topographic map collections around items of local relevance and significance. In Ontario, for example, the maps that make up the digitized series–originally produced by the Department of National Defence (until 1923: the Department of Militia and Defence)–are dispersed across many Ontario University Libraries. Over the years, Ontario libraries have collaborated to develop a comprehensive inventory of known maps from the series in existence, working closely with the Ontario Archives and Library and Archives Canada more recently for this digitization project. That the vast majority of sheets in these collections could be found at OCUL institutions is a testament to the foundational work of the early Geo and Map Communities.

As the predecessor of the OCUL Geo Community, the OCUL Map Group (then known as the OULC Map Group) was formed in 1973 with the goal of communicating and collaborating on map-related projects. Among their completed initiatives was the creation of a union catalogue of topographic maps across institutions. The importance of this work to OCUL Geo’s current-day success shouldn’t be overlooked, as these foundational efforts provided a means for coordinating map collections across OCUL institutions, and helped ensure maximal collective coverage in a cost- and space-efficient manner. Today, the OCUL Geo Community continues the goals of its predecessor, with a commitment to fostering dialogue around important issues such as best practices for the digitization of maps in libraries, access to maps and GIS for research, and collaboration on a variety of library activities in these areas.

Moving forward, the group plans to engage with the wider map community in Canada about the project, specifically at the upcoming Association of Canadian Map Libraries and Archives Carto 2017 Conference being held in Vancouver, B.C. in June (ACMLA website). The group hopes to identify opportunities to build on the project, engaging with other university libraries and archives, to digitize maps from this national collection.

We are very excited about this release, please let us know how you may be using the maps for your next project! For more information or to get in touch with us contact the project members at topomaps@scholarsportal.info.

We hope to hear from you!

1 OCUL is a consortium of 21 University Libraries in Ontario, and fosters collaboration around library activities and services including map and GIS collections, digitization, and digital curation.  Ontario’s university libraries have been working together through OCUL on initiatives such as this since 1967. In 2017, OCUL is celebrating its 50th anniversary, and this project demonstrates the ongoing success of this collaboration.}

Neptis Geoweb 4

The Neptis Geoweb: A behind-the-scenes look into the underpinning framework

Guest post by Vishan Guyadeen, Neptis Foundation. Neptis is one of the collaborating partners of the Canadian Historical GIS project. 

The age of data is upon us. Data from different fields, quality, and types have become more and more available. However, in many cases it can be hard to glean valuable information from data because one might not be able to easily visualize and/or compare it with other datasets.

In studying the forces that make up and shape urban regions, it is particularly difficult to contextualize data since it exists in many different places.  The Neptis Geoweb is an interactive mapping and data visualization platform that aims to address this issue. Specific to the Toronto region, the Geoweb utilizes data that is normally siloed in various government organizations to make the complex policies shaping the region more accessible and easier to understand.

One subject that requires data that is often difficult to obtain, understand and visualize is the history of the Greater Golden Horseshoe. The Neptis Geoweb has a unique feature – the Timeline, which guides the user through milestone policies/events that have helped to shape the region into its current state. The Timeline is an interactive feature that describes and visualizes milestones in the regional context. Users may also compare these historical map layers with other current and historical datasets for further context.

Neptis Geoweb showing historical information about Region of Niagara, keyed to timeline below map
Neptis Geoweb showing historical information about Region of Niagara, keyed to timeline below map

Creating a platform that is capable of showcasing and managing large quantities of data is not an easy undertaking. The Neptis Geoweb was built with a fully customized framework, which allowed for easy access, clear and up-to-date data, as well as the ability to maintain different types of content (e.g. maps, charts, and text). There are two main underlying components that make this possible.

First, the most important component of the Neptis Geoweb is Carto (formerly CartoDB). Carto is a cloud-based GIS platform that houses and queries all of the data layers on the Geoweb. Carto was utilized because it is a powerful and flexible platform that is easy to use. For example, Carto provides the ability to quickly manipulate data in the cloud using SQL and also visualize spatial data using either a user-friendly wizard interface or an advanced CartoCSS editor (see screenshot below). Further, Carto provides the Geoweb with the flexibility of using various data types and the ability to seamlessly interact with other platforms such as Leaflet, MapBox, and OpenStreetMaps. These additional platforms enhance the overall functionality of the Geoweb. Carto offers these and many other benefits to the Geoweb while maintaining an overall ease of use that doesn’t always require a GIS professional.

Carto graphic interface for editing layer graphics using CartoCSS (one of several methods)
Carto graphic interface for editing layer graphics using CartoCSS (one of several methods)

Second, the administrative interface of the Neptis Geoweb was custom-built by Carto developers, to organize and maintain map layers and other non-spatial content. Neptis staff are able to prepare, organize and maintain content such as map layers, municipal data profiles, and short topic stories. When dealing with large quantities of raw data and map layers, it is essential to have a way of managing content. The admin interface contains simple forms that make up the content shown on the Neptis Geoweb. The screenshot below shows part of the form that is required when creating and updating map layers.

Neptis Geoweb custom administrative interface - form for New Layer
Neptis Geoweb custom administrative interface – form for New Layer

This is a brief introduction to the Neptis Geoweb and the two main components that make it an efficient platform. Like Carto and web mapping as a whole, the Neptis Geoweb is an evolving project. As more data becomes available – whether relating to local areas, the region or beyond, the intent is to continue to enrich the Geoweb.

The Lost Rivers Project: The Case of Holly Brook

Guest post by John Wilson, Lost Rivers Project

A few weeks ago my friend Joanne Doucette sent me an amusing email with the Subject line “Holly Brook”. It included a Toronto Star clipping from April 11, 1907, reporting on a request that the city build a box drain on the property of the Phillips Manufacturing Company on Carlaw Avenue. The drain would divert a natural watercourse flowing near where the company wanted to lay the foundation of its new factory building. Also attached to the email was a composite photo of Joanne’s own face with a dead crow apparently poised on her lips.

Now Joanne Doucette has no need to eat crow. She is very arguably the foremost Leslieville historian. She literally wrote the book – Pigs, Flowers and Bricks: A History of Leslieville to 1920. But Joanne and I have had a disagreement brewing for several years as to the exact location of Holly Brook a.k.a. Heward Creek, one of a dozen or more “lost rivers” draining the eastern Toronto waterfront between Scarborough Bluffs and the Don River.

Determining the former course(s) of streams and creeks that city engineers have buried, diverted or otherwise trashed to prepare the ground for building our rational, grid-patterned city is the self-appointed job of a small collection of Lost River walkers associated with the non-profit, charitable Toronto Green Community. The job entails iterative research, ground-truthing, collaborating, outreach and documentation. Lost River is a project founded by Helen Mills, recognizable largely due to the lostrivers.ca web site created by the late Peter Hare. Today the web site needs wholescale updating, but the project moves forward in large part through the diligence of the Lost River Walks program to which I contribute. We are a small community of activists and academics, urbanists and naturalists, all of us geographical historians in some way.

On Holly Brook there is contradictory mapping. The creek is the closest East End stream to the Don River and central Toronto.

East End Watercourses in Toronto, overlaid on Google Maps. (To open interactive version on Google Maps in new tab, click on map)

With urbanization it was filled completely and early – by the late 1800s.  The creek’s lower courses were severely altered by John Russell’s brickmaking operations. Maps issued by the City Engineer’s office in the 1890s showed a watercourse flowing south between Gerrard and Queen Street well east of Carlaw, as shown in this map.

Map issued by the City Engineer’s office in 1899
Map issued by the City Engineer’s office in 1899

But one map, a Plan of Survey of Lot 13 dated 1884 (but showing internal indications of having been based on a much earlier survey), details the watercourse flowing west of Carlaw until it crosses at the location of the Phillips building discussed in the 1907 Star clipping.

Modified Plan of Survey of Lot 13, 1884 (click to see full size plan in new tab)

I have spent many hours travelling the city’s streets and laneways looking for signs of lost rivers and ravines. My street-level observation of Holly Brook’s course was simple – whatever the City Engineers may have drawn on 1890s maps, water doesn’t flow uphill! To understand the watershed of historic Holly Brook another hypothesis is necessary, one that corresponds to the data on the Plan of Survey of Lot 13.

For lost river aficionados this kind of exploration is more a passion than a pastime. Our memory bank, gathered from explorations and shared with colleagues on Lost River Walks, represent data sets as yet under-documented in the layering of geographical information that is coming together in, for example, the Don Valley Historical Mapping Project, to which we remain a committed partner.

Holly Brook’s historic course may seem solely scholastic, but my experience is that this kind of enquiry teaches us valuable lessons about the building of our city and about living sustainably within our community. It helps us express important values about our place and the place of nature in the 21st century urban environment.

Today young people in households of one, two and sometimes more are recolonizing the former factory buildings on Carlaw Ave. Across the street from the former Phillips Manufacturing Company site, where Holly Brook undermined the foundations, the Rolph-Clark-Stone lithography building is now home to a new Leslieville condominium community. How many are puzzled by the deep basement windows facing Carlaw that peer out below sidewalk level? These windows seem to reflect the condition at the time of construction when the building’s foundation was laid far below current street level, buried deep into the former Holly Creek bed.

This sort of observation demonstrates how Lost Rivers provide clues as to why the city has been built in just the way it has been. Other common examples come from the street grid. Toronto’s main rectilinear layout is disturbed when streets are broken (example, St. Clair) or mysteriously jog (example, College), to accommodate a creek crossing. Similarly, diagonal off-grid streets often follow a height of land between streams (examples, Vaughan, Danforth Road). The engineering of rail lines had to take into account the landforms created by watercourses. These decisions have impacts upon subsequent city-building that echo over centuries.

Holly Brook’s effects recently “surfaced” again. Toronto’s Transportation Division and the TTC are planning a subway “Relief Line” (sometimes called “Downtown Relief”). The line will run south from Pape station at Danforth Ave., but stakeholders in Leslieville are struggling over a choice between a Pape or Carlaw orientation for the subway tunnel. Pape is a quiet residential street near Queen, while Carlaw is a bustling, mixed-use artery. It seems that Carlaw would be a better choice for the tunnel, but for one issue. Below Carlaw there flows a combined (stormwater and sanitary) sewer – the remnant of buried Holly Brook flowing south from Playter Estates, past Withrow Park, through Riverdale. Further, an east-west combined sewer along Gerrard St. diverts the some of the flows to Ashbridge’s Bay Treatment plant. A subway line below Pape could be tunneled below these sewer lines, but along Carlaw these sewers would have to be rebuilt. The cost premium for building below Carlaw, where buried Holly Brook flows in its degraded, post-industrial form? Around $300 million!

This is a point where Lost Rivers research seems more than solely academic and becomes more directly activist. Toronto will not “replumb” all its streets any time soon, but there are ongoing, recurring costs in treating water as a barrier to growth, rather than as a resource. If the flows of streams like Holly Brook would be naturally integrated into the urban fabric, they could become a natural and social benefit, rather than just barrier to city-building.

With examples like this the Lost Rivers project seeks to overlay historical mapping, storytelling, archival image collection, water infrastructure documentation, and personal responsibility to contribute to an enhanced collective dialogue about care for Nature in the City – air, water, land, other species and one another – in a way that sustains life through this century and beyond.

North Saskatchewan River flowing through Edmonton, Alberta

Whose ‘Ribbon of Green’? HGIS and the Histories of Edmonton’s River Valley and Ravines System

By Mo Engel, Shannon Stunden Bower, Andrew Tappenden, and William Van Arragon

Cross posted from niche-canada.org

Our colleagues and friends at NICHE (Network in Canadian History & Environment) and The Otter/La Loutre have just published an interesting article on an Historical GIS project based at the University of Alberta. They have generously offered it for cross-posting here. The project’s partners share many of the same goals as our Geohistory/Géohistoire efforts, and we hope to work with them closely in the future.

Part of the article reads as follows:
« The primary goal of our project is to build understanding of the complex and conflictual histories of Edmonton’s river valley. We are working toward that goal in several ways. One major effort is directed toward the production of a digital atlas highlighting the lesser-known histories of Edmonton’s river valley. Conceived as a work of public history and animated in part through the use of Geographic Information Systems [GIS], the atlas is aimed at a general audience. Over the past few years, project participants have been working to develop a purpose-built platform to display compelling historical evidence (photos, documents, film, maps, etc) within spatially-oriented narratives. The effort has involved computer scientists and digital humanists collaborating with historians to produce software intended to provide a more satisfactory means of framing arguments about the significance of particular spatial and historical processes. Once sufficiently functional, the software will be released in an open source format. In this way, it will position non-experts to deploy advanced GIS tools in the service of community-based research and dissemination. »

Demonstrating one of the capacities of our digital atlas, this clip integrates an 1882 Map of Edmonton as a tile layer with varying opacity over the current (2017) OpenStreetMap data. The annotated regions highlight 1882 state-sanctioned land ownership and are displayed in juxtaposition to the current land usage. All materials are in the public domain.
Demonstrating one of the capacities of our digital atlas, this clip integrates an 1882 Map of Edmonton as a tile layer with varying opacity over the current (2017) OpenStreetMap data. The annotated regions highlight 1882 state-sanctioned land ownership and are displayed in juxtaposition to the current land usage. All materials are in the public domain.

You can read the entire article at this link.

Utiliser Mapscholar.org pour mettre les cartes Murray du Canada (ca 1761) en ligne

Billet de S. Max Edelson, University of Virginia

Ce semestre, je mène un groupe d’universitaires de l’Université de Virginie dans un cours de sciences humaines collaboratif et par projet pour mettre les cartes Murray du Canada en ligne dans une exposition numérique dynamique. En tant que séminaire sélectif du Pavillon, cette « Pratique numérique dans l’histoire de la carte » est une expérience pratique qui combine la lecture, l’écriture et la discussion traditionnelle avec un atelier de développement des sciences humaines numériques. Cela implique un regard interdisciplinaire sur l’histoire de la cartographie, du design visuel, des sciences humaines numériques, de l’histoire publique et de l’histoire mondiale de l’empire.

Alors que les bibliothécaires analysent le contenu de leurs archives cartographiques, préservant des artefacts fragiles en créant des images de haute résolution, de nouveaux outils sont développés pour présenter ces objets historiques à un large public. L’un de ces outils est MapScholar, un outil en réseau pour la création de visualisations utilisant un navigateur web conçu pour illustrer les recherches en histoire de la cartographie. Avec le soutien de l’ACLS et du NEH, le chercheur Bill Ferster et moi-même avons construit MapScholar au SHANTI (Sciences, Humanities, and Arts Network of Technological Initiatives) de l’Université de Virginie. Mon objectif principal était de construire une plate-forme dynamique pour afficher quelque 300 cartes qui font l’objet de mon prochain livre, The New Map of Empire: How Britain Imagined America before Independence (Harvard University Press, 2017). Parmi les nombreuses cartes que j’ai examinées pour cette recherche, j’ai été intrigué par la collection de cartes Murray à la William H. Clements Library de L’Université du Michigan. Cette grande collection de manuscrits, qui est également détenue par la British Library et Bibliothèque et Archives Canada, a semblé être une source idéale pour être montrée et visualisée en ligne. Réunir toutes ses pièces disparates grâce au géoréférencement nous permet d’apprécier pleinement la portée et l’ambition de cette étude du XVIIIe siècle et du projet de cartographie.

Lorsque les forces britanniques ont occupé la Nouvelle-France en 1760, le gouverneur militaire du territoire, le général James Murray, a lancé une enquête approfondie sur ce qui deviendrait, après la cession officielle en 1763, la colonie britannique de Québec. L’incitation à cartographier le Québec venait des conceptions militaires plutôt qu’administratives. Murray s’attendait à ce que la province soit rendue à la France après la négociation de la paix et il voulait rassembler des informations stratégiques qui pourraient être utiles à une invasion future. Comme Murray l’a expliqué à William Pitt en 1762, avec ce sondage en main pour révéler les passages complexes le long des cours d’eau de la vallée du fleuve Saint-Laurent, la Grande-Bretagne « ne sera plus jamais perplexe quant à la manière d’attaquer et de conquérir ce pays en une seule campagne. » Murray a envoyé huit ingénieurs de l’armée pour mener des enquêtes sur différentes sections de la rivière. La carte composite qu’ils produisaient contenait 74 sections cartographiées séparément qui, lorsqu’elles étaient réunies, formaient une image interconnectée de 45 pieds le long et 36 pieds de hauteur. Représentant un espace à l’échelle de deux mille pieds par pouce, ces cartes figuraient parmi les cartes topographiques de la plus haute résolution produites par les arpenteurs du XVIIIe siècle. La conception des cartes de Murray comme profil stratégique de la province a été précisée par l’ajout de résumés démographiques qui énumèrent combien d’hommes capables de porter des armes vivaient dans chaque district.

Les conservateurs en cartographie Brian Dunnigan et Mary Pedley à la William L. Clements Library de l’Université du Michigan ont fourni des documents numériques à haute résolution de la carte Murray et ont rencontré les élèves de la classe par vidéoconférence pour nous aider à le développer. En participant au géoréférencement des cartes, à la conception de visualisations dynamiques, à l’enregistrement de métadonnées, à la gestion des ressources Web distribuées et à l’écriture d’essais et d’annotations qui fournissent un contexte et une interprétation, les élèves auront une expérience de première main dans le domaine des sciences humaines numériques.

Nous venons de commencer à géoréférencer la collection. Je vais fournir des mises à jour sur nos progrès dans une future publication.

S. Max Edelson est professeur agrégé à l’Université de Virginie au Corcoran Department of History .

Cartographiez votre histoire! Construire et partager une infrastructure de données spatiales historiques avec Keweenaw Time Traveler Project

Alors que le SIG historique (SIGH) est devenu une approche familière dans les sciences sociales et humaines (Gregory et Geddes, 2014), les tendances récentes de l’utilisation des SIG dans les sciences sociales ont requis des mises en oeuvre des SIGH qui peuvent appliquer des approches SIGH découlant de la datamasse (Big Data) à des questions de recherches plus qualitatives et, peut-être plus important encore, impliquer davantage le public. Les approches vont de permettre aux utilisateurs de contribuer à la recherche SIGH en utilisant des interfaces Web améliorées, telles que le New York Public Library’s Building Inspector, à l’expansion de la recherche qualitative SIGH (Olson, 2011; Lafreniere et Gilliland, 2015). Dans le monde des sciences SIG, les chercheurs ont développé des combinaisons d’outils qualitatifs et quantitatifs hybrides qui élargissent encore le potentiel de la recherche en SIG (Kwan and Ding, 2008; Jung et Ellwood, 2010). Ces derniers sont plus récemment devenus des sujets d’intérêt pour la communauté SIGH. Faisant parti de cette tendance,  Michigan Technological University’s Historic Environments Spatial Analytics Lab (HESAL) se prépare à lancer le Keweenaw Time Traveler project – combinant la dernière génération d’infrastructure de données spatiales historiques avec la technologie Web 2.0 et la diffusion publique de manière à favoriser des liens plus étroits entre la recherche et le public en rendant l’histoire à la fois amusante et accessible.

 

Notre sujet en bref: le Pays du Cuivre

Le Keweenaw Time Traveler Project (KeTT) apporte au public un SIGH régional axé sur le Pays du Cuivre du Haut-Michigan, une région du Midwest des États-Unis qui contient les plus grands gisements de cuivre pratiquement pur, élémentaire ou natif. Les Amérindiens ont exploité cette ressource pendant des milliers d’années; un boom de cuivre industriel subséquent au milieu du 19e siècle a conduit la région à devenir le plus grand fournisseur mondial de cuivre dans les années 1880, avec une population en croissance rapide et une infrastructure minière massive construite rapidement dans ce qui était une nature sauvage éloignée bien que spectaculaire. À la fin de la Première Guerre mondiale, les facteurs économiques associés au coût croissant de l’extraction ont entraîné une longue et lente baisse de l’économie minière du Pays du Cuivre, se terminant par la fermeture des dernières mines à la fin des années 1960. Lorsque l’activité minière a cessé, toute la région est devenue un vaste site d’archéologie industrielle, un paysage de vestiges. Aujourd’hui, la taille de la population n’est qu’une fraction de son sommet historique et la base économique du Pays du Cuivre se concentre maintenant dans les domaines du service et du tourisme. L’identité locale reste toutefois étroitement liée au patrimoine minier de Keweenaw et la région attire autant les visiteurs pour son histoire minière que pour sa beauté naturelle.

www.mapyourhistory.org
www.mapyourhistory.org

Construire la fondation du KeTT: Jeux de données et CC-HSDI

Le Keweenaw Time Traveler bénéficie de la richesse des données historiques trouvées dans son domaine d’activité géographique. Les plus grandes sociétés minières historiques de cuivre de la région, telles que les sociétés minières Calumet & Hecla ainsi que Quincy, figuraient parmi les grands géants industriels de leur époque. L’échelle de leur entreprise nécessitait une vaste infrastructure industrielle, ainsi que des villes de compagnies pour loger leurs travailleurs. Ces dernières devaient être conçues, construites et financées. Par conséquent, la plupart des villes et des grands sites miniers dans le Pays du Cuivre sont extraordinairement bien documentés sous la forme d’un vaste ensemble de plans d’assurance-incendie Sanborn (PAI), des cartes produites par les compagnies minières dont les détails surpassent même les PAI, des dessins et des bleus. À l’ère du paternalisme corporatif et des pratiques de gestion scientifique, les sociétés minières ont également largement documenté la vie de leurs travailleurs et de leurs familles. L’équipe de KeTT a commencé la numérisation d’une richesse sans précédent de dossiers détaillés sur le logement de l’entreprise, les dossiers des employés et les dossiers de santé qui fournissent beaucoup plus d’informations que les données de recensement standard. Ceux-ci sont combinés avec les données décennales du recensement du Minnesota Population Center, les annuaires commerciaux et téléphoniques et les dossiers scolaires afin de donner un aperçu unique et détaillé de l’histoire d’une région entière jusqu’au niveau de l’individu au cours d’un siècle.

Le coeur du projet est le Copper Country Historical Spatial Data Infrastructure (CC-HSDI) (Infrastructure de données spatiales historiques du Pays du Cuivre), une nouvelle implémentation de SIGH de nouvelle génération conçue pour faciliter la recherche quantitative et qualitative tout en favorisant l’engagement du public avec l’histoire locale et le concept de SIGH lui-même. À l’aide d’ArcGIS Desktop, ArcGIS Server et d’une base de données géospatiales PostgreSQL, le CC-HSDI comprend  une série de cartes en réseau (map service) ESRI constituées de cartes géoréférencées ou de PAI divisés en une série de tranches de temps à peu près égales aux années de recensement (en plus des collections de cartes plus petites pour les autres années). La construction de ce service de carte a présenté un défi initial pour l’équipe de KeTT, car la taille de chaque service de carte (représentant une seule ville et une seule année) exigeait des dizaines de gigaoctets et nécessité la création d’un serveur dédié PostreSQL au Michigan Tech. L’expansion ultérieure de la HSDI nécessitera que ces services migrent vers une installation de serveur à échelle industrielle hors site (Amazon AWS) dans un avenir rapproché.

L’environnement historique de chaque tranche de temps construit dans le CC-HSDI est ensuite numérisé à la main à partir des cartes en réseau, ce qui donne lieu à plus de cent mille polygones d’empreinte immobilière (ainsi que des routes, des lignes ferroviaires et quelques autres éléments d’infrastructures). Ces fichiers SIG de polygones servent de point d’ancrage géographique pour toutes les données historiques non cartographiques du CC-HSDI que nous avons mentionnées précédemment et constituent « l’étape de l’environnement bâti » du HSDI (suivant le modèle de Lafreniere et Gilliland, 2015). Cette étape comprend non seulement l’empreinte du bâtiment elle-même, mais d’autres données pertinentes transcrites des PAI, y compris l’aménagement spatial, les adresses et un certain nombre d’histoires pour chaque bâtiment.

Liées à l’étape de l’environnement bâti, les bases de données géospatiales comprennent des sources non cartographiques comprenant les données de recensements, les répertoires d’entreprises, les annuaires téléphoniques et les dossiers d’entreprises et d’écoles. Ces enregistrements capturent l’environnement social de chaque tranche de temps avec des détails incroyables, comprenant par exemple la liste des élèves du primaire qui ont été vaccinés ou le profil médical des employés de l’entreprise minière. Associé aux données du recensement et aux données du répertoire des entreprises qui sont déjà des éléments de base de SIGH, cette « étape de l’environnement social » (selon Lafrenière et Gilliland, 2015) représente non seulement un pas en avant de la capacité des SIGH à contribuer à la recherche qualitative sur les environnements sociaux, mais fournit au public une multitude d’informations locales qui favorisent une connexion personnelle avec les SIGH.

The KeTT prototype web apps, developed in ArcGIS Online Web AppBuilder, allowed the team to gain valuable experience in developing requirements for the forthcoming full public launch of the KeTT Project.
Les applications web prototypes du projet KeTT développées dans ArcGIS Online Web AppBuilder ont permis à l’équipe d’acquérir une expérience précieuse dans le développement des exigences pour le prochain lancement public du projet complet de KeTT.

Sensibilisation et collaboration publiques: Le Keweenaw Time Traveler

Alors que CC-HSDI est un outil de recherche inestimable à part entière, le projet KeTT sert à faire découvrir au public une nouvelle façon de visualiser leurs environnements passés. Cela se fait grâce à l’utilisation d’applications Web. Chaque application représente une autre façon d’explorer ou de contribuer au SIGH. Le KeTT développe actuellement quatre applications Web différentes qui permettent au public d’interagir et de contribuer au HSDI. Ces applications Web fournissent à l’utilisateur des tâches allant des exercices d’interaction de carte historiques à faciliter la narration plus complexe :

  • Enregistrement de l’environnement construit avec le matériel de construction (en utilisant les codes de couleurs du plan d’assurance incendie)
  • Identifier et enregistrer le type d’utilisation général (structure d’habitation, commercial, institutionnel)
  • Transcrire un texte de carte descriptif pour les bâtiments individuels
  • Contribuer en fournissant des histoires personnelles et des souvenirs sur des endroits spécifiques sur les cartes historiques

Initialement, l’équipe a utilisé le Web Appbuilder de ArcGIS Online pour créer et tester ces applications pour le KeTT. Les applications ArcGIS en ligne sont une excellente ressource pour les chercheurs en SIGH cherchant à partager des données avec le public. Les chercheurs ayant peu ou pas de connaissance en programmation peuvent rapidement convertir des données SIG en applications Web personnalisables, accessibles au public et qui profitent de l’infrastructure dorsale robuste d’ArcGIS Online. Cependant, les grands ensembles de données matricielles peuvent devenir coûteux à partager de cette façon, car la mise en place d’outils d’analyse géospatiale consomment des crédits ESRI. Après avoir construit plusieurs prototypes, l’équipe de KeTT a également réalisé qu’ils voulaient plus de contrôle sur les interfaces de l’application et sur la logique de programmation sous-jacente que les options offertes par le Web AppBuilder. Cela impliquait l’embauche d’un programmeur et le développement d’applications Web personnalisées en version JavaScript qui utilisaient la carte ESRI et les services de fonctionnalité de CC-HSDI. Malgré cela, ArcGIS Online Web AppBuilder s’est révélé inestimable pour la création de prototypes d’applications et a permis à l’équipe de développer des idées plus claires sur l’apparence des applications Web finales.

Le projet GRACE

Le projet KeTT a mis l’accent sur la sensibilisation et la participation du public comme composante essentielle de la construction du SIGH et non comme une ultime étape de diffusion ou d’utilisation finale. Les applications web ont permis d’atteindre cet objectif. Le projet  GRACE de l’été dernier a servi d’exemple du potentiel du projet KeTT. Le projet G.R.A.C.E. (GIS Ressources and Applications for Career Education project) (Ressources SIG et Applications pour le projet d’éducation professionnelle) est une collaboration financée par la NSF impliquant Dr. Yichun Xie, PhD, professeur/ directeur au Institute of Geospatial Research and Education de Easter Michigan University, Dr. Don Lafreniere chez HESAL de MTU, l’Université virtuelle du Michigan ainsi que plusieurs organisations SIG professionnelles à l’échelle de l’État. Le financement permet de dispenser une formation pratique sur l’utilisation des SIG aux étudiants et aux enseignants des communautés économiquement désavantagées. L’été dernier, le projet GRACE s’est associé au Keweenaw National Historic Park pour offrir des activités au Pays du Cuivre. Les stagiaires recrutés dans les écoles secondaires locales ont rejoint le HESAL du MTU à Houghton, Michigan, pour numériser les principales parties de l’environnement bâti de KeTT à partir des plans d’assurance incendie de Sanborn. Au cours du stage, les étudiants de GRACE ont non seulement appris à acquérir des compétences en SIG, mais ont également exploré l’histoire de leur communauté locale à un niveau de détail auquel peu de personnes ont accès. À la fin du stage, les stagiaires ont utilisé StoryMaps d’ArcGIS Online pour partager des parties de leur histoire locale qu’ils ont trouvées les plus intéressantes pendant leur travail avec les membres du public. L’équipe de KeTT estime que le projet GRACE était un excellent moyen d’impliquer la communauté locale de manière à offrir des avantages réels et à générer de la publicité dans le processus.

 

The GRACE project took high school students into the lab and field, helping to build the Copper Country HSDI while also using it to explore the historical built environment of their local community and, ultimately, to share their experiences through public presentations.
Le projet GRACE a permis aux élèves du secondaire de travailler dans le laboratoire et sur le terrain, en aidant à construire le HSDI du Pays de Cuivre tout en l’utilisant pour  explorer l’environnement bâti historique de leur communauté locale et, en fin de compte, partager leurs expériences par le biais de présentations publiques.

Prochaines étapes

Bien que beaucoup ait été accompli jusqu’à présent, le projet KeTT commence tout juste à se prendre son envol. Nous prévoyons dévoiler le projet au public ce printemps en remplaçant les applications Web bêta actuelles sur le site Web du projet par des applications Web complétées et personnalisées qui permettent au public d’explorer, d’interagir avec et de contribuer au Keweenaw Time Traveler. La sortie des applications finales coïncidera avec une nouvelle saison des activités de sensibilisation de l’équipe KeTT en partenariat avec Keweenaw National Historic Park et Keweenaw Heritage Sites afin de sensibiliser le public au projet. En plus du projet GRACE en cours, nous proposons des kiosques à écran tactile personnalisés à de nombreux événements publics autour de Keweenaw qui permettent aux utilisateurs d’utiliser les applications Web KeTT avec l’aide des membres de l’équipe KeTT et des partenaires. Restez à l’écoute sur www.mapyourhistory.org!

Références

Gregory, I. N. et Geddes, A. (2014). Toward spatial humanities: Historical GIS and spatial history. Bloomington: Indiana University Press.

Jung, J.-K. et Elwood, S. (2010). Extending the Qualitative Capabilities of GIS: Computer-Aided Qualitative GIS. Transactions in GIS, 14, 1, 63-87.

Kwan, M.-P. et Ding, G. (2008). Geo-Narrative: Extending Geographic Information Systems for Narrative Analysis in Qualitative and Mixed-Method Research. The Professional Geographer, 60, 4, 443-465.

Lafreniere, D. et Gilliland, J. (2015). “All the World’s a Stage”: A GIS Framework for Recreating Personal Time-Space from Qualitative and Quantitative Sources. Transactions in GIS, 19, 2, 225-246.

Olson, S. et Thornton, P. A. (2011). Peopling the North American city: Montreal 1840-1900. Montreal: McGill-Queen’s University Press.

Donner une nouvelle vie aux anciennes données SIG historiques

Les avantages de la « longue traîne » des données des projets Ontario Historical County Map Project et Don Valley Historical Mapping Project

La plupart des universitaires qui ont écrit sur les SIG historiques ont discuté du coût élevé de la construction de projets SIGH (Gregory et Ell, 2007). La construction d’un projet SIG est un effort couteux. Cependant, peu ont mentionné les avantages de la nature continue ou de la durée prolongée de certains projets et des avantages à long terme des données issues des projets. Le Ontario Historical County Map Project (OCMP) et le Don Valley Historical Mapping Project (DVHMP) sont deux projets qui ont profité de la « longue traîne » de leur existence afin de continuer à développer et à exploiter des applications utiles ainsi que d’utiliser des données historiques construites depuis longtemps (ou en cours de construction).

Le OCMP a été conçu quelques années après la publication du célèbre Canadian County Atlas Project aux bibliothèques de l’Université McGill à la fin des années 1990. Les cartes de comté du XIXe siècle ont généralement été publiées plus tôt que les atlas de comté. Le projet Atlas se concentre uniquement sur les cartes liées et l’OCMP se concentre uniquement sur les cartes antérieures de grand format. Toutefois, comme le projet Atlas, le County Map Project vise principalement à permettre d’interroger les noms des occupants des terrains figurant sur les cartes et d’afficher les noms sur les images des cartes historiques.

Fortin 2017 3
Canadian Historical County Map Project résultat d’une recherche par nom dans la planche de la municipalité d’Etobicoke, York County Atlas, 1878

Bien que le projet de McGill n’utilise pas de technologie SIG pour afficher des informations sur les noms, il a profité de la technologie Web pour faire la mise en page des images des atlas et de la programmation PHP pour lier les emplacements d’images dans la base de données des noms des propriétaires fonciers. Le projet Atlas nous a certainement inspirés dans l’élaboration du Ontario Conunty Map Project.

Contrairement au projet Atlas, l’OHCMP a été un projet SIG dès le début. Cependant, comme pour le projet Atlas, nous voulions également veiller à ce que les utilisateurs du County Map Project puissent bénéficier de la technologie Web pour visualiser les cartes et les données SIG. Étant une base de données SIG, une nouvelle méthode de diffusion devait être utilisée.

Les tests préliminaires de la technologie Web étaient « pré-Google » et utilisaient ce qui est maintenant un logiciel archaïque de cartographie Web. Lors de notre première tentative en 2004, nous avons utilisé ArcIMS (Internet Map Server) d’Esri, mis à notre disposition dans le cadre de notre licence de campus avec Esri Canada. Nous avons chargé notre base de données entière dans ArcIMS qui, à l’époque, était composée uniquement des comtés de Waterloo et Brant. À notre surprise, nous avons pu construire un outil de requête sophistiqué et avons réussi à afficher les cartes de comtés numérisées et géoréférencées sur l’application en ligne.

 

Ontario Historical County Map Project rendered in Esri’s ArcIMS software
Ontario Historical County Map Project rendu dans le logiciel ArcIMS d’Esri

Tout en produisant des résultats relativement impressionnants pour l’époque (si quelqu’un était suffisamment patient pour attendre les résultats d’une requête ou d’un zoom in ou d’un zoom out), il était clair que cette configuration était moins idéale, car le logiciel était extrêmement difficile à installer, très lent à rendre les résultats et nous a donné des difficultés à trouver un espace serveur adéquat sur lequel installer en permanence le logiciel. En raison des limitations des logiciels disponibles, la partie du projet qui consistait à développer une carte Web avec les noms des occupants fonciers a été mise en veilleuse. Bien sûr, Google Maps a changé l’ensemble du paysage de la cartographie Web en 2005. Bien que beaucoup aient adopté Google Maps pour afficher leurs données sur le Web, nos tentatives ont été entravées par la grande taille de notre base de données des occupants. Alors que, à l’époque, MySQL était souvent utilisé pour travailler avec le PHP et Google API, la conversion de notre base de données géospatiale en une base de données MySQL aurait été un recul dans le développement SIG du projet.

D’autres tentatives plus récentes d’utilisation de la technologie de cartographie Web en 2013 incluaient également une configuration Mapserver avec OpenLayers et une base de données géospatiale PostgreSQL utilisant PostGIS. Bien que les données shapefile devaient être converties en PostGIS, cette configuration a au moins permis la maintenance de notre base de données dans un environnement SIG, contrairement à l’utilisation de MySQL. La carte Web qui en a résulté était très prometteuse, mais nécessitait un peu de codage et de manipulation. N’ayant aucun programmeur dans l’équipe ou aucun fonds pour en embaucher un, la programmation de l’application était limitée à un congé de recherche de six mois et aux rares journées tranquilles à la Map and Data Library. Sans un programmeur, il était clair qu’il ne s’agissait pas d’une solution idéale et qu’il faudrait des années pour terminer le projet.

Openlayers-Mapserver-PostGIS rendition of the Ontario Historical County Map Project
Openlayers-Mapserver-PostGIS, rendu du Ontario Historical County Map Project

Pendant de nombreuses années, j’ai ignoré ArcGIS Online que je considérais comme un projet très lourd d’Esri pour des projets moins ambitieux. Je me demandais comment on pouvait construire un outil en ligne avec des fonctionnalités SIG et amener les gens à s’y intégrer. Cependant, sa popularité a grandi tellement parmi nos utilisateurs de l’Université de Toronto que j’ai finalement eu besoin d’apprendre à l’utiliser pour pouvoir offrir du support technique. Quelle meilleure façon de m’enseigner comment utiliser ArcGIS Online que d’y verser les données du projet County Map Project? À ma grande surprise, ArcGIS Online n’était pas seulement amusant et plein de fonctionnalités en SIG et cartographie Web, il a également implanté l’application Web AppBuilder. Outre des dizaines de modèles StoryMaps, Web AppBuilder vous permet de rendre vos données SIG dans une interface Web où vous pouvez ajouter des widgets personnalisables qui fonctionnent très bien, même dans les navigateurs mobiles. Être capable d’interroger ou filtrer les 80 000 noms de notre base de données a été un critère clé pour l’adoption de toute technologie Web pour le projet. ArcGIS Online répond à ce critère fondamental, et a également permis le rendu d’images de haute résolution des cartes de comté numérisées. La facilité d’utilisation et la personnalisation des applications Web sans programmation sont également de bons points de vente. D’autres widgets amusants et utiles incluent l’utilisation de lignes de temps animées des données et d’un outil de navigation qui permet de visualiser deux ensembles de données l’une par-dessus l’autre et de glisser une barre d’outils pour basculer entre les affichages.

ArcGIS Online version of the Ontario Historical County Map Project with Querying tool display
Version ArcGIS Online du Ontario Historical County Map Project avec l’affichage de l’outil de recherche

Adopter ArcGIS Online en tant qu’outil de cartographie Web a permis au projet d’être présenté au public où les utilisateurs peuvent effectivement profiter des données construites au cours des 15 dernières années. Je n’ai jamais pensé que nous aurions une solution de cartographie Web avant de terminer la base de données, mais dans l’ensemble, je suis très content de la plupart des fonctionnalités de l’application Web à ce stade, car notre base de données continue de croître et nous continuons à compiler plus de noms de propriétaires fonciers à partir des cartes de comté historiques. Fait intéressant, pendant l’écriture de ce billet, j’ai reçu trois messages sur le projet et des demandes d’informations supplémentaires auprès des utilisateurs du site de County Maps. Sans mettre nos données à disposition de cette manière, je doute que notre projet ait attiré tant d’attention.

Inspiré par notre succès avec l’outil de création d’applications Web, j’ai décidé de créer une application pour le DVHMP et j’ai constaté que les données que nous avions construites il y a plus de sept ans ont vraiment pris vie sur le Web. Être capable d’interroger les données et de rendre les données de polygone et de point ensemble dans une vue sur le Web est motivant.

ArcGIS online n’est évidemment pas le seul outil qui a profité de la cartographie web et des avancées de l’informatique « en nuage » pour permettre aux utilisateurs de créer leurs propres applications de cartographie web. Les produits tels que Mapbox augmentent également en popularité en raison de leur facilité d’utilisation, de leurs fonctionnalités puissantes et personnalisables ainsi que de l’attrait du produit cartographique final.

La cartographie Web existe depuis les années 1990, mais avec de nouvelles technologies avancées de cartographie Web comme ArcGIS online et Mapbox, il est peut-être temps pour de nombreux autres ensembles de données SIGH inactifs ou longtemps oubliés d’être retirés des disques durs et des clés USB et leur redonner une nouvelle vie en les affichant dans des cartes Web créées facilement. Je suis ravi de penser à voir éventuellement les données de Montréal Avenir du Passé, par exemple, rendues disponibles en les affichant sur une carte Web pour que tout le monde puisse interagir avec elles.

Le Partenariat canadien SIGH étudie de nombreux outils de cartographie Web et des méthodes de visualisation. Nous travaillons également avec Esri Canada, dans le cadre du projet GeoHist, pour fournir des exigences SIGH spécifiques aux outils de cartographie en ligne. Avec les composants puissants déjà disponibles dans ArcGIS online, Mapbox et d’autres outils de cartographie web, l’avenir de la cartographie web pour les SIGH est très intéressant et accessible à toute personne intéressée à les développer sans avoir à coder.

Références :

Gregory, Ian., et Paul S. Ell. Historical GIS: Technologies, Methodologies, and Scholarship. New York: Cambridge University Press, 2007.

Mise à jour sur le site pilote de cartographie web en SIG historiques

En juin dernier, lors de notre conférence de mi-mandat, nous avons présenté les résultats préliminaires de notre recherche sur les méthodes de géovisualisation des SIG historiques au Canada. Plusieurs présentations présentées cette journée-là sont disponibles sur ce cite Web, via le document de programme avec les liens intégrés disponible ici. (faites défiler jusqu’à la mise à jour du livre blanc : SIGH Géovisualisation (Byron Moldofsky)). Depuis ce temps, nous avons travaillé sur des révisions à la revue de cette recherche et nous avons également décidé de remplacer le titre de « livre blanc » par « document de travail », reflétant ainsi le caractère exploratoire de certaines recherches et la nature spéculative des résultats. Le document de travail complet est maintenant disponible via ce lien.

Le document peut paraître long, mais n’oubliez pas que les deux tiers du texte sont une reproduction du questionnaire en ligne que nous avons distribué (annexe 3 : Enquête sur les besoins des usagers en cartographie historique au Canada) et la présentation détaillée de certains résultats de cette enquête (Partie 4 : Résultats de l’Enquête sur les besoins des usagers en cartographie historique au Canada). Beaucoup d’entre vous ont répondu à ce sondage en ligne, vous pourriez être intéressés par ce que vos pairs ont dit, dans l’ensemble et dans les commentaires sélectionnés. Merci encore d’avoir partagé vos expériences et vos idées.

 

La section “Résultats…” est le principal ajout à ce qui a été présenté en juin dernier avec une partie plus développée : « Partie 5 : prochaines étapes : Développer les principes de pratique et les activités de cartographie Web en SIGH au Canada et planifier leur mise en œuvre par le biais du site Web pilote du Partenariat. » (p.45-48). Dans cette section, nous proposons des principes de pratique afin de développer notre projet collaboratif en ressources de cartographie Web. J’aimerais les mettre en évidence ici :

  1. Encourager la préservation à long terme et le partage des données et des cartes
  2. Encourager la visualisation à la fois pour la présentation, l’exploitation et l’analyse des données
  3. Encourager la transparence du processus de cartographie Web grâce à de bonnes métadonnées et à la documentation
  4. Encourager plusieurs plateformes à la fois techniques (OS, navigateurs) et de cartographie (y compris les technologies propriétaires et FOSS4G)
  5. Travailler en collaboration pour éviter le travail en double et la concurrence entre les collaborateurs actuels et les partenaires potentiels.

Ces principes sont issus de mon interprétation des réponses à l’Enquête sur les besoins des utilisateurs et la discussion entre les membres du projet lors des réunions, y compris la réunion de mi-parcours en juin dernier. J’aimerais beaucoup recueillir la réaction des utilisateurs potentiels et des collaborateurs. Vous êtes donc invités à répondre par courrier électronique ou dans la section commentaires ci-dessous.

Les principes, cependant, ne sont pas d’une grande utilité sans un plan pour les mettre en œuvre. Le document de travail propose une approche tripartite pour appuyer les objectifs de cartographie Web du projet SIGH :

(Proposé) activités pour le développement du site pilote de cartographie web du Partenariat canadien SIGH :

  1. Cadre d’évaluation analytique : ensemble de questions à examiner et à évaluer pour décider de l’approche et de la technologie de la cartographie web historique.
  2. Profils technologiques de cartographie web historique : comparaison descriptive standardisée de technologies incluant des comptes rendus
  3. Exemples comparatifs d’approches de cartographie web : exemples de projets de cartographie web historique utilisant les mêmes données et citant les mêmes objectifs, mais utilisant des technologies différentes.

Ces trois approches sont exposées en détail dans la dernière partie du document de travail (partie 5, p.45-48) avec des résultats tangibles proposés pour chacun d’eux. Si vous avez le temps, jetez un coup d’œil à cette dernière section qui décrit les activités de ce projet pilote et vous propose des exemples de données et faites-moi savoir si vous avez des préoccupations ou des suggestions dans la section Commentaires ci-dessous, ou par courriel personnel.

Comme nous le savons tous, ces activités peuvent demander beaucoup de temps et de ressources. Nous sommes parvenus à un consensus selon lequel la priorité devait être accordée, du point de vue de la cartographie web, au point 3 (Exemples comparatifs d’approches de cartographie Web) sans toutefois négliger complètement les deux autres activités. Au cours des derniers mois du projet, nous travaillerons à créer des exemples de projets en ligne pour plusieurs ensembles de données proposées dans le document. Nous avons déjà commencé et nous avons engagé certains de nos partenaires et collaborateurs pour obtenir des données et de l’assistance technique. Nous allons essayer de fournir un ou deux rapports d’avancement via ces billets dans la section Nouvelles dès que nous aurons une cartographe web soignée à vous présenter.

Enseigner les SIG historiques et restaurer les communautés perdues en classe

Ce texte fait partie d’une série d’articles sur l’utilisation des systèmes d’information géographique historiques (SIGH) pour l’enseignement et la recherche en histoire de l’environnement et de la géographie historique. Il s’inscrit dans le cadre d’une collaboration entre la Nouvelle initiative canadienne en Histoire de l’Environnement (NiCHE) et le Partenariat canadien en systèmes d’information géographique historiques. D’autres articles de la série sont disponibles ici. Si vous souhaitez contribuer à cette série, s’il vous plaît contactez les éditeurs Josh MacFadyen ou Jennifer Bonnell.

Les Canadiens sont en position de force dans le domaine de l’analyse géospatiale depuis l’élaboration de l’inventaire des terres du Canada et du premier système d’information géographique (SIG) au monde dans les années 1960 et 1970. De même, les historiens et les géographes ont fait de grands progrès dans la recherche sur les systèmes d’information géographique historiques (SIGH) au cours de la dernière décennie, comprenant plusieurs projets de NiCHE, une collection éditée en 2014 et le Partenariat canadien SIGH. Le Canada est grand. Et de façon typiquement moderniste, les scientifiques d’après-guerre, qui essayaient de le comprendre, ignoraient la connaissance des populations rurales, nordiques et autochtones qui comprenaient leur territoire. Au lieu de cela, les scientifiques se sont tournés vers des outils numériques comme les SIG pour examiner et mesurer la nation. Dans ce que nous croyons être une approche post-normale et intégrative, les historiens qui utilisent ces logiciels critiquent également les processus normatifs qu’ils ont aidés à créer. Mais le Canada est encore grand; ses bibliothèques, ses étudiants et d’autres ressources de connaissances sont très éloignés. Nos communautés de chercheurs emploient des outils numériques pour collaborer et communiquer les résultats à travers le continent. Ce billet met l’accent sur les étudiants qui utilisent ces outils et les nouvelles façons dont les historiens enseignent les SIG historiques en ligne. Cela a donné un coup d’envoi à une série de textes écrits par des collaborateurs de NiCHE et du Partenariat canadien SIGH sur les outils et les analyses géospatiales utiles pour les historiens canadiens.

Cliquez ici pour voir l’article complet…

Points saillants de la conférence de mi-parcours du 20 juin 2016

Le 20 juin, à mi-chemin de notre mandat de deux ans, nous avons accueilli la Conférence de mi-parcours du projet. Les gens intéressés de partout au pays ont été invités à assister en personne à l’Université de Toronto ou écouter en ligne par le moyen d’une visioconférence. Le programme de la conférence, avec des liens intégrés à un grand nombre de présentations des conférenciers, peut être trouvé ici.

Les collaborateurs du projet ont fait un compte-rendu des progrès réalisés à ce jour sur les livres blancs prévus et sur la façon dont nous avons fait progresser les objectifs du projet. Plus d’informations à propos des livres blancs, des versions terminées ou des extraits publiés seront  bientôt affichées. Plusieurs diapositives des présentations sont en ligne et sont disponibles via le programme de la conférence. Vous êtes invités à faire part de vos commentaires aux auteurs par courriel.

On a également invité des conférenciers faisant partie d’autres initiatives en SIG et en cartographie web à apporter leurs propres perspectives uniques au groupe. Pour ceux d’entre vous qui ne pouvaient pas être là, voici quelques-uns des points saillants.

Amber Leahey (Scholar’s Geoportal): Amber nous a donné un aperçu du Scholar’s Geoportal, un portail de données SIG et un moteur de recherche géré par le Consortium des bibliothèques universitaires de l’Ontario et hébergé par la Bibliothèque de l’Université de Toronto. Leur expérience en matière de stockage et de mise en relation de jeux de données géographiques de grande envergure et le processus d’amélioration des aspects de découverte, d’extraction et de prévisualisation des données de ce site peuvent fournir à notre projet une aide importante dans l’organisation et la conception de notre propre portail pilote de données SIG historiques au cours de la prochaine année. Les diapositives de la présentation d’Amber peuvent être consultées en suivant ce lien.

Iain Greensmith and Jonathan Van Dusen (Esri Canada): Esri a été un partenaire enthousiaste et un collaborateur dans ce projet et Iain a décrit quelques-unes des possibilités de leur installation de portails de données en SIG qui ont été mis en place pour l’expérimentation par des collaborateurs. Il a de nouveau affirmé les capacités des options du portail d’Esri de relier les données stockées à distance, ainsi que dans Esri Online, et de les rendre accessibles même à ceux qui ne possèdent pas la licence Esri, sous certaines configurations. Il a souligné la possibilité de personnaliser l’interface du portail et a abordé les possibilités de géovisualisation de leur logiciel. Celles-ci ont été étudiées plus en détail dans une session de l’après-midi avec Jonathan qui a passé en revue les forces d’Arcgis Online et de StoryMaps ainsi que les options pour la cartographie web personnalisée. Les diapositives de la présentation de Iain peuvent être consultées en suivant ce lien. Celles de Jonathan peuvent être consultées en suivant ce lien.

 

Caitlin Blundell (Geoalliance Canada): Caitlin est directrice des communications chez GeoAlliance Canada. GeoAlliance repose sur la fondation de la Table ronde de la communauté canadienne de géomatique (TRCCG) et a pour mandat de rehausser le profil et l’efficacité du secteur de la géomatique au Canada dans trois domaines principaux : l’identité sectorielle, l’éducation et l’accès aux données. Lorsqu’on lui a demandé pendant la période des questions comment le SIG historique pouvait s’insérer dans leur cadre, Caitlin a répondu par sa propre question : « Pensez-vous que la communauté SIG historique bénéficierait d’une population nationale qui avait une plus grande conscience de la valeur du SIG et de la géomatique et de la géographie en général? » (Le public a murmuré un accord général…) « Si vous avez participé à une conférence historique et que vous aviez dit : « Je fais du SIG historique », et que les gens disent « Oh, je sais ce que c’est, le SIG est efficace et vraiment utile… » ? Est-ce en train de se produire? GeoAlliance a comme approche que « la marée montante fait avancer tous les bateaux » et accueille tous les secteurs des SIG, mais nous devrons trouver comment travailler avec chaque secteur pour l’avantage de tous. Les diapositives de la présentation de Caitlin peuvent être consultées en suivant ce lien.

 

Dans l’après-midi, nous avons eu un certain nombre de présentations liées à la recherche et à l’enseignement du SIGH. Robert Sweeny a présenté son livre blanc donnant une perspective historique de l’évolution du SIGH au Canada en se référant plus particulièrement aux projets urbains en SIGH tels que « Montréal l’Avenir du Passé ». Geoffrey Cunfer a ensuite décrit ce qu’il a qualifié de l’histoire alternative du SIG historique au Canada… un autre chemin à travers l’histoire environnementale… » plus axé sur les projets SIGH en milieu rural. Des contrastes intéressants en effet! Par la suite, Marc St.-Hilaire, Josh MacFadyen, et Don Lafreniere avec Dan Trepal ont parlé de leurs expériences de recherche et d’enseignement ces dernières années. Encore une fois, plusieurs des diapositives des présentations sont disponibles (ainsi que le livre blanc de Robert qu’il vous invite à commenter) à partir du programme de la conférence.

Par la suite, la session sur la géovisualisation historique a mis en vedette quelques conférenciers invités ainsi qu’un brin de drame.

Nous avions au programme Jonathan Marino de Mapstory.org, un conférencier clé dans le cadre de cette session puisque Mapstory.org est un exemple fascinant d’un projet de géovisualisation « narrative » qui semblait bien subventionné, qui utilisait des outils de cartographies open source et qui a eu un impact significatif aux États-Unis il y a un an. Malgré tout, ils ont décidé de procéder à une refonte complète de leur interface utilisateur. Cela a entraîné une interruption de service de près d’un an et ils viennent tout juste de se relancer. Si ce n’était pas assez dramatique, Jonathan nous a écrit la journée avant notre conférence et nous a expliqué qu’il revenait d’Afrique et qu’il semblait avoir attrapé une souche virulente de la grippe ou peut-être même le paludisme. En tout cas, il n’était pas en état de voyager. Nous avons été très déçus et je me demandais s’il pourrait être ouvert à la présentation à distance. Avec l’aide du personnel technique de l’Université de Toronto et seulement quelques minutes avant l’heure prévue pour sa présentation, nous avons réussi à nous connecter avec lui avec ses diapositives et le son qui fonctionnait bien. Il a donc présenté à partir de Washington D.C. En dépit de la toux, Jonathan nous a esquissé un croquis intéressant de la genèse de Mapstory comme « L’atlas de changement que tout le monde peut éditer », un endroit pour stocker et partager des données géographiques et de construire des récits. Il semble que la raison principale de leur redémarrage ait été la nécessité de disposer d’outils d’édition de groupe plus sophistiqués- le besoin d’une fonctionnalité de type « Wikipedia » pour suivre les changements et pour stocker les données dans les couches de données « consensus ». Jonathan a pu entrer dans quelques détails de cette transformation, technique et politique, et répondre à certaines de nos questions. Les diapositives de la présentation de Jonathan peuvent être consultées en suivant ce lien.

Une approche différente de la géovisualisation en ligne, également unique, est Neptis Geoweb (www.neptisgeoweb.org/). La Fondation Neptis (www.neptis.org) est l’un de nos partenaires de projet et Marcy Burchfield, la directrice générale, a passé en revue l’évolution de cette plateforme de cartographie web conçue pour examiner la croissance urbaine sur une échelle régionale, principalement dans la région du Grand Toronto. Avec une interface sophistiquée, Neptis Geoweb propose des représentations personnalisées des problèmes de planification régionale (y compris le développement urbain historique), mais s’intéresse également à l’intégration de l’IGV ou « information géographique volontaire ». Ils ont essayé de faire cela en permettant aux gens de créer leurs propres « Histoires d’utilisateurs ». Toutefois, de la même façon que Mapstory, c’est ici qu’ils ont rencontré plusieurs défis. Nous espérons utiliser l’expérience du personnel de Neptis en travaillant à la conception de notre projet pilote de site pilote en cartographie web.

La journée s’est terminée par des réactions de certains participants puis une discussion sur « où allons-nous à partir de maintenant ». Une discussion approfondie sur les forces et les faiblesses du SIGH au Canada semblait cristalliser quelques principes importants du projet :

  • La mise à disposition de données SIGH, y compris les données historiques nationales de base, devrait être la priorité du projet afin d’être le plus ouvert possible à la communauté universitaire tout comme à la communauté non académique.
  • Les données ne doivent pas nécessairement être dans un référentiel central, mais les métadonnées et l’accessibilité doivent être bien construites et priorisées dans la conception du portail.
  • Nous avons besoin de partenaires institutionnels pour appuyer ces efforts, plutôt que le soutien éphémère des subventions. Les bibliothèques et toute institution qui a le mandat de préserver les données sont des alliés naturels.

Ces idées ont été rediscutées dans la réunion d’affaires du projet le jour suivant et les membres participants sont déterminés à en faire un succès. Nous vous tiendrons tous au courant et continuerons à recueillir vos commentaires pendant que nous poursuivons ces objectifs au cours de la prochaine année.

En prévision de la conférence de mi-parcours du 20 juin 2016

La conférence de mi-parcours du Projet de développement d’un partenariat canadien en SIG historique qui aura lieu le 20 juin prochain sera un jour important. Nous avons invité plusieurs intervenants dans le domaine — quelques collaborateurs du projet et des personnes externes — pour échanger sur leurs projets et sur leur rapport aux données et à la cartographie SIG historique au Canada. À titre d’exemple, Marcy Burchfield de la fondation Neptis (neptis.org) nous présentera comment leur recherche sur la croissance urbaine et la planification des villes à travers le Canada tire profit de l’intégration de données historiques sur l’utilisation des sols et le développement, ainsi que leur expérience visant à amener le public à interagir avec la cartographie en ligne. Geoffrey Cunfer est le directeur du Historical GIS Laboratory de l’Université de la Saskatchewan (www.hgis.usask.ca). Il nous offrira un aperçu de la contribution de cette organisation reconnue à la recherche historique sur l’environnement des plaines de l’Amérique du Nord, de même que plusieurs autres projets en SIG historique internationaux. Caitlin Blundell est directrice des communications à GeoAlliance Canada ( geoalliance.ca) et partagera les résultats de sa rencontre « Regards vers le futur » à Calgary en mars dernier. Elle discutera des stratégies de  GeoAlliance Canada pour appuyer la communauté géomatique et géospatiale au cours des prochaines années. Quelle place prendra les SIG historiques dans cette initiative de communauté géo plus large?Jonathan Marino nous vient de Mapstory.org pour présenter les origines du projet « L’atlas du changement que tout le monde peut éditer » et certains des accomplissements et des défis de leur parcours.

Nous prévoyons aussi recevoir des représentants, sur place ou à distance, de Statistiques Canada et du CRSH, de bibliothèques et d’universités à travers le pays et, nous espérons, plusieurs amateurs d’histoire. Si vous pouvez vous rendre à Toronto, veuillez vous inscrire pour vous joindre à nous à l’angle des rues St-George et Bloor (voir le Programme pour les détails). Si vous ne pouvez pas être parmi nous en personne, nous vous accueillerons en ligne, les détails de la connexion sont à venir.

Byron Moldofsky
Gestionnaire de projet
Partenariat canadien en systèmes d’information géographiques historiques

Survolter le signal : la valeur des partenariats multi-sectoriels

Au cours des dernières décennies, des organisations de partout au Canada ont travaillé de façon indépendante pour promouvoir les compétences, la valeur des données, les outils et les technologies géospatiales. Ils ont ciblé des publics différents (des enfants dans les écoles, des décideurs au sein du gouvernement et des industries, du grand public et du monde universitaire), selon différents degrés de succès. Beaucoup ont signalé que l’impact de ces communications a été limité par un manque de prise de conscience populaire de la valeur de la géomatique. Ne serait-il pas plus facile de partager la valeur des SIG historique si vous étiez confiant que votre public cible savait réellement ce qu’étaient les SIG?

GeoAlliance Canada travaille à unir les divers groupes et organisations qui composent la communauté géomatique canadienne sous un même cadre, de travailler ensemble pour créer un message cohérent et facile à comprendre ainsi que de communiquer la valeur économique, environnementale et sociale de la géomatique. En mettant en commun nos énergies et nos ressources pour créer un message de référence cohérent, chacun de nos signaux indépendants sera plus fort et nous permettra d’atteindre plus d’objectifs.

Bon nombre des défis auxquels est confronté le partenariat SIGH font écho aux discussions que nous avons entendues dans tout le pays. Communiquer la valeur de la géomatique aux citoyens, favoriser la collaboration entre les secteurs et les disciplines en évitant la duplication inutile des efforts et de veiller à ce que tous les utilisateurs puissent accéder à des données de haute qualité sont généralement des thèmes récurrents au sein de notre communauté nationale.

Face à ces défis, le partenariat SIGH a connu un grand succès dans la création de partenariats de travail entre les organisations et différents groupes de travail. Alors, que peut faire GeoAlliance Canada pour soutenir la deuxième partie de votre projet? Comment pouvez-vous bénéficier d’un accès à un réseau national transdisciplinaire? Comment pouvons-nous stimuler votre signal pour vous aider à atteindre vos objectifs? Et, si les SIG historiques devaient être une partie de notre identité de secteur nationale, quels sont les messages clés que vous souhaitez offrir à vos pairs et collègues dans la communauté?

GeoAlliance Canada est une plate-forme neutre pour la géomatique canadienne, la géographie et la communauté géospatiale afin de travailler ensemble sur les questions qui nous touchent tous. Nous sommes heureux d’avoir le soutien de la communauté universitaire pour nos présents efforts d’accès aux données et d’éducation ainsi que l’identité du secteur par l’entremise de la Société géographique royale du Canada – enseignement de la géographie canadienne et de l’Association canadienne des géographes groupe d’étude sur l’éducation géographique. Nous avons bien hâte de nous joindre à la communauté du SIGH lors de la réunion du 20 juin prochain à Toronto.

Caitlin Blundell
GeoAlliance Canada

Comment retrouver et relier toute cette information géohistorique?

Le volume de données géohistoriques disponible sur le web et entreposé dans différentes bases de données augmente rapidement alors que le tournant géospatial prend de l’ampleur et que les outils de cartographie en ligne devienne plus accessibles. Les cartes historiques peuvent être localisées avec un bounding box ou géoréférencées avec précision. Les photographies aériennes sont assemblées et géoréférencées pour permettre l’analyse d’une région ou la localisation d’une planche particulière. Les cartes statiques, interactives ou animées sont de plus en plus utilisées pour visualiser des phénomènes qui ont eu un impact sur l’histoire à différentes échelles : locale (Don Valley Historical Mapping Project), régionale (Carte de l’impact de la peste noire sur l’Angleterre médiévale), nationale (American Panorama. An Atlas of United States History), continentale (Mapping the Republic of Letters), trans-atlantique (The Trans-Atlantic Slave Trade Database) ou mondiale (Time-Lapse Map of Every Nuclear Explosion, 1945-1998).

Face à ces masses de données, les chercheurs ne tente pas seulement de trouver une aiguille dans une botte de foin. Ils doivent retrouver plusieurs aiguilles réparties à travers plusieurs bottes de foin. Plusieurs initiatives ont été lancées, incluant par cette équipe, pour développer des solutions qui amélioreraient l’accessibilité aux données géohistoriques. Les portails sont généralement perçus comme une solution qui permet de rassembler les données relatives à un lieu ou aux intérêts d’un groupe ou d’une institution. Consciemment ou non, ces portails sont aussi conçus pour mettre en valeur le travail d’une groupe ou d’une institution. Nous aurons besoin de portails comme infrastructure permettant d’héberger et de distribuer les données géospatiales. Mais ils ne peuvent pas, seuls, résoudre les problèmes de découverte de données, d’ouverture et d’interopérabilité.

Selon les compétences des développeurs en optimisation du portail pour les moteurs de recherche, un portail sera plus ou moins facile à retrouver sur le web. L’usager aboutira généralement sur la page d’accueil du portail de devra ensuite utiliser les outils spécifiques au portail pour retrouver le ou les items pertinents pour sa recherche. Certains systèmes, tels que GeoIndex+, associent la recherche par facettes à une vue cartographique pour faciliter la découverte de données. D’autres s’en remettent encore à des outils de recherche découlant d’anciens catalogues.

Que les données souhaitées puissent être retracées ou non, elles ne seront peut-être pas disponible pour le téléchargement. Hormis les enjeux de licences commerciales, plusieurs chercheurs sont encore réticents à rendre leurs données disponibles pour téléchargement, un enjeu pour un autre billet. Les différents paliers de gouvernement rendent graduellement leurs données disponibles gratuitement, mais il est encore possible qu’un chercheur finisse par numériser et géoréférencer des données qui existent déjà en ce format. L’utilisation d’un format de fichier incompatible avec le logiciel préféré du chercheur devient alors un inconvénient mineur.

Même lorsque les développeurs d’un portail ont les meilleurs intentions pour rendre les données disponibles et téléchargeables, le manque d’interopérabilité des systèmes rend les recherches trans-portail difficiles à moins d’ouvrir des API ou de rendre les données disponibles dans un format ouvert et lié. Bien que les API pourraient résoudre les problèmes immédiats, il resterait à résoudre des problèmes à plus long terme de sécurité, d’entretien et de renouvellement des systèmes. Je mettrai donc l’accent sur les données ouvertes et liées en tant que solution à long terme pour ce problème.

Les données liées, ou le web des données « est une initiative du W3C (Consortium World Wide Web) visant à favoriser la publication de données structurées sur le Web, non pas sous la forme de silos de données isolés les uns des autres, mais en les reliant entre elles pour constituer un réseau global d’informations. Il s’appuie sur les standards du Web, tels que HTTP et URI – mais plutôt qu’utiliser ces standards uniquement pour faciliter la navigation par les êtres humains, le Web des données les étend pour partager l’information également entre machines. Cela permet d’interroger automatiquement les données, quels que soient leurs lieux de stockage, et sans avoir à les dupliquer. » [Source] Ce standard du W3C est à la base du web sémantique tel que défini par Tim Berners-Lee.

Les données liées reposent sur le Resource Description Framework (RDF), lequel utilise une grammaire sujet → prédicat → objet pour définir des déclarations à propos des ressources. Ces triplets, qui peuvent aussi être conçus comme des structure entité → attribut → valeur (le document X → est une → carte) peuvent être lus par les machines et utilisent des Uniform Resource Identifiers (URIs) pour relier les différents éléments. Les données liées sont déjà utilisées pour rendre l’information disponible et connectée dans des projets tels que DBpedia.

Les structures de données présentées en tant que déclarations rdf sont définies par des ontologies. Le Spatial Data on the Web Working Group a été mis sur pied par le W3C afin de

  • to determine how spatial information can best be integrated with other data on the Web;
  • to determine how machines and people can discover that different facts in different datasets relate to the same place, especially when ‘place’ is expressed in different ways and at different levels of granularity;
  • to identify and assess existing methods and tools and then create a set of best practices for their use;
    where desirable, to complete the standardization of informal technologies already in widespread use.
    [SDWWG Mission Statement]

Une telle initiative offrira les outils et l’infrastructure à partir de laquelle nous pourront rendre les données géohistoriques découvrables et accessibles.

Malheureusement, les données liées et ouvertes ne sont pas simple à mettre sur pied. Des ontologies concurrentes pourraient émerger, ce qui limiterait l’interopérabilité à moins de définir des équivalences. Certaines institutions insisteront pour définir leurs propres URIs, pour les toponymes par exemple, sans les reliées à d’autres listes d’autorité, recréant ainsi les silos que nous souhaitons éviter. Plusieurs parties prenantes devront ouvrir et offrir leurs données de recherche en triplets rdf pour que le web de données géohistoriques puisse émerger, comme c’est déjà le cas avec DBpedia, Geonames et le World Factbook. Conçu comme une infrastructure, les données ouvertes et liées n’ont pas un très grand effet « wow » qui apporterait de la visibilité et des investissements. Un projet pilote avec une vitrine sophistiquée sera nécessaire pour que les gens comprennent le potentiel des données ouvertes et liées et investissent les ressources nécessaires pour publier les données géohistoriques en triplets rdf.

Certains enjeux devront être résolus, dont l’approbation d’une ontologie standard ou d’un ensemble d’ontologies compatibles. Le SDWWG met de l’avant la compatibilité avec les ontologies supérieures plutôt que la dépendance sur une approche particulière des données liées. [SDWWG Best Practices Statement]. Nous devons aussi nous attendre à ce que différentes équipes publient leurs données à divers niveaux de granularité. Certains fourniront au minimum les métadonnées qui permettront d’indiquer qu’un jeu de données comprend de l’information sociale et économique à propos de Montréal en 1825 alors qu’un autre pourrait publier chaque donnée individuelle des maisonnées. Si on se penche sur les enjeux de la carrière des chercheurs, comment ce type de publication sera-t-il reconnu pour l’embauche, la promotion ou l’obtention de subventions? Le Collaborative for Historical Information and Analysis  a étudié les pratiques des dépôts de données qui pourraient être utiles alors que nous avançons vers les données ouvertes et liées. Enfin, comment signalerons-nous des données qui sont peu recommandables pour la recherche académique? Nous aurons à définir un mécanisme d’évaluation par les pairs pour un monde de données ouvertes et liées.

En ce moment, les questions sont plus nombreuses que les réponses, mais les données ouvertes et liées offrent une solution à long terme pour la découverte et l’accès. Une telle solution devrait être intégrée dans la conception de portails à l’avenir.

Pour aller plus loin, le SDWWG énumère quelques publications et présentations sur le sujet. L’ouvrage de Catherine Dolbear et Glen Hart, Linked Data: A Geographic Perspective (CRC Press, 2013) offre aussi une approche pour l’utilisation des données liées dans une perspective géographique. Toute recherche sur les données liées ou le web sémantique donnera aussi plusieurs résultats de lectures utiles pour se lancer dans l’aventure. Pour les historiens, le mémoire de maîtrise de Philippe Michon, « Vers une nouvelle architecture de l’information historique : L’impact du Web sémantique sur l’organisation du Répertoire du patrimoine culturel du Québec », est fortement recommandé.

Léon Robichaud
Professeur agrégé
Département d’histoire
Université de Sherbrooke