Archives de catégorie : Nouvelles du partenariat CSIGH

OCUL publie plus de 1000 cartes topographiques anciennes de l’Ontario…

Commentaire de Amber Leahey, Scholars Portal, et Jay Brodeur, McMaster University Library

Le Ontario Council of University Libraries (OCUL1) est heureux d’annoncer la publication d’une collection numérique partagée de plus de 1000 cartes topographiques anciennes de l’Ontario. Cette collection est maintenant disponible en ligne!

Les cartothèques sont vraiment des endroits merveilleux : demandez simplement à un bibliothécaire ou à un membre du personnel qui offre aux clients des services, des conseils et l’accès aux cartes et au matériel cartographique dans les bibliothèques universitaires de l’Ontario. Ou mieux encore, demandez aux innombrables clients qui utilisent l’information vaste et variée des collections pour soutenir leurs activités de recherches, leur éducation, leur travail et leur vie privée. En effet, il y a beaucoup à dire sur l’intérêt des cartes et des SIG pour raconter une histoire avec les anciennes cartes – qui sont très nombreuses – dans les différentes bibliothèques de la province. Avec des collections de cartes aussi riches et diverses, et grâce à la préservation et la numérisation de plus de 1000 cartes topographiques anciennes de l’Ontario, les bibliothèques universitaires continuent de jouer un rôle clé dans la préservation de notre patrimoine national et provincial à l’ère numérique.

Dirigé par la OCUL Geo Community, le Historical Topographic Map Digitization Project est une collaboration à l’échelle de la province pour inventorier, numériser, géoréférencer et offrir un large accès aux cartes topographiques anciennes de l’Ontario. L’initiative représente le projet de numérisation le plus complet de la collection de cartes de la National Topographic Series (NTS) au Canada. La collection accessible au public permet d’accéder à des cartes topographiques géoréférencées aux échelles 1:25000 et 1:63360 (un pouce par mille), couvrant les villes, cités et régions rurales de l’Ontario de 1906 à 1977. En tant que réalisation collective d’individus représentant diverses bibliothèques universitaires de l’Ontario, cette collection partagée illustre l’engagement continu d’OCUL à des approches collaboratives qui améliorent l’accès au savoir à l’intérieur et à l’extérieur de la province. L’achèvement de ce projet sert également d’occasion de réfléchir sur l’histoire de la OCUL Geo Community et de célébrer la vision et les efforts partagés qui ont rendu possible cette réalisation.

La signification des cartes historiques

Tout comme une photographie, une peinture de paysage ou un texte, une carte historique préserve l’information du passé et offre à celui qui la regarde l’occasion d’explorer les façons dont les environnements, les cultures et la connaissance humaine ont changé au fil du temps. Dans le cadre de leur mission, les collections de cartes, les bibliothèques et les archives ont une longue tradition de préservation et d’accès à un large éventail d’informations cartographiques et culturelles.

À l’heure actuelle, les premières cartes topographiques sont une ressource essentielle pour ceux qui s’intéressent aux événements historiques et explorent les changements au fil du temps. Pour de nombreux chercheurs, les historiens locaux, les planificateurs, les conservateurs, les ingénieurs et les firmes de consultants (pour ne citer que quelques-uns), les cartes topographiques historiques fournissent un regard instantané unique d’une période donnée, montrant à la fois des caractéristiques naturelles et construites par l’homme telles que le relief, les cours d’eau, les rivages, les limites géographiques, les routes, les chemins de fer, les maisons, les granges, les lignes électriques, les industries et bien plus encore.

Ottawa’s Changing Landscape and Growth 1906-1948
Compilation animée des premières cartes topographiques de la région d’Ottawa montrant les changements et la croissance entre 1906 et 1948
De la guérison à la numérisation: le rôle de la OCUL Geo Community

Parmi les défis auxquels fait face la production d’une collection numérique aussi complète, il faut s’efforcer d’inventorier et de rassembler des planches qui existent dans une multitude de cartothèques. Compte tenu de la variété et de la quantité de cartes créées pendant une période donnée et de la nature limitée de l’espace de stockage et des budgets, les conservateurs sont tenus de faire des choix prudents (et souvent difficiles!) sur les collections qu’ils développent, délèguent et préservent à travers le temps. En conséquence, de nombreuses institutions ont concentré leurs collections de cartes topographiques autour d’éléments de pertinence et d’importance locales. En Ontario, par exemple, les cartes qui composent la série numérisée – originellement produite par le ministère de la Défense nationale (jusqu’en 1923 : le Département de la Milice et de la Défense) – sont dispersées dans de nombreuses bibliothèques universitaires de l’Ontario. Au fil des ans, les bibliothèques de l’Ontario ont collaboré à l’élaboration d’un inventaire complet des cartes connues de la série existante, en étroite collaboration avec les Archives de l’Ontario et Bibliothèques et Archives Canada plus récemment pour ce projet de numérisation. Que la grande majorité des planches de ces collections pourraient être trouvées dans les établissements OCUL témoigne du travail fondamental des premières communautés Geo et Map.

Prédécesseur de la OCUL Geo Community, le OCUL Map Group (alors connu sous le nom de OULC Map Group) a été créé en 1973 dans le but de communiquer et de collaborer à des projets liés à la cartographie. Parmi leurs initiatives achevées figure la création d’un catalogue collectif de cartes topographiques dans toutes les institutions. L’importance de ce travail pour le succès actuel d’OCUL Geo ne doit pas être négligée, car ces efforts fondamentaux ont permis de coordonner les collections de cartes dans les établissements OCUL et ont contribué à assurer une couverture collective maximale de manière rentable et économique. Aujourd’hui, la OCUL Geo Community poursuit les objectifs de son prédécesseur, en s’engageant à favoriser le dialogue autour de questions importantes telles que les meilleures pratiques pour la numérisation des cartes dans les bibliothèques, l’accès aux cartes et les SIG pour la recherche et collaboration sur une variété d’activités de la bibliothèque dans ces domaines.

Dans l’avenir, le groupe envisage s’engager avec la grande communauté canadienne en cartographie au sujet du projet, en particulier lors de la prochaine Conférence Carto 2017 de l’Association des cartothèques et archives cartographiques du Canada à Vancouver, en juin (site web de l’ACACC). Le groupe espère identifier les occasions de construire sur le projet, s’engager avec d’autres bibliothèques universitaires et archives pour numériser des cartes de cette collection nationale.

Nous sommes très enthousiastes face à la publication de cette collection, veuillez nous faire savoir comment vous comptez utiliser les cartes dans vos prochains projets. Pour plus d’informations ou pour contacter les membres du projet, écrivez à topomaps@scholarsportal.info.

Nous espérons avoir de vos nouvelles!

1 Ocul est un consortium de 21 bibliothèques universitaires en Ontario qui favorise la collaboration autour des activités et des services de la bibliothèque, y compris les collections de cartes et de SIG, la numérisation et la conservation numérique. Les bibliothèques universitaires de l’Ontario ont travaillé ensemble par l’intermédiaire de OCUL sur des initiatives comme celle-ci depuis 1967. En 2017, OCUL célèbre son 50e anniversaire et ce projet démontre le succès de cette collaboration.

Enseigner les SIG historiques et restaurer les communautés perdues en classe

Ce texte fait partie d’une série d’articles sur l’utilisation des systèmes d’information géographique historiques (SIGH) pour l’enseignement et la recherche en histoire de l’environnement et de la géographie historique. Il s’inscrit dans le cadre d’une collaboration entre la Nouvelle initiative canadienne en Histoire de l’Environnement (NiCHE) et le Partenariat canadien en systèmes d’information géographique historiques. D’autres articles de la série sont disponibles ici. Si vous souhaitez contribuer à cette série, s’il vous plaît contactez les éditeurs Josh MacFadyen ou Jennifer Bonnell.

Les Canadiens sont en position de force dans le domaine de l’analyse géospatiale depuis l’élaboration de l’inventaire des terres du Canada et du premier système d’information géographique (SIG) au monde dans les années 1960 et 1970. De même, les historiens et les géographes ont fait de grands progrès dans la recherche sur les systèmes d’information géographique historiques (SIGH) au cours de la dernière décennie, comprenant plusieurs projets de NiCHE, une collection éditée en 2014 et le Partenariat canadien SIGH. Le Canada est grand. Et de façon typiquement moderniste, les scientifiques d’après-guerre, qui essayaient de le comprendre, ignoraient la connaissance des populations rurales, nordiques et autochtones qui comprenaient leur territoire. Au lieu de cela, les scientifiques se sont tournés vers des outils numériques comme les SIG pour examiner et mesurer la nation. Dans ce que nous croyons être une approche post-normale et intégrative, les historiens qui utilisent ces logiciels critiquent également les processus normatifs qu’ils ont aidés à créer. Mais le Canada est encore grand; ses bibliothèques, ses étudiants et d’autres ressources de connaissances sont très éloignés. Nos communautés de chercheurs emploient des outils numériques pour collaborer et communiquer les résultats à travers le continent. Ce billet met l’accent sur les étudiants qui utilisent ces outils et les nouvelles façons dont les historiens enseignent les SIG historiques en ligne. Cela a donné un coup d’envoi à une série de textes écrits par des collaborateurs de NiCHE et du Partenariat canadien SIGH sur les outils et les analyses géospatiales utiles pour les historiens canadiens.

Cliquez ici pour voir l’article complet…

Mise à jour sur le site pilote de cartographie web en SIG historiques

En juin dernier, lors de notre conférence de mi-mandat, nous avons présenté les résultats préliminaires de notre recherche sur les méthodes de géovisualisation des SIG historiques au Canada. Plusieurs présentations présentées cette journée-là sont disponibles sur ce cite Web, via le document de programme avec les liens intégrés disponible ici. (faites défiler jusqu’à la mise à jour du livre blanc : SIGH Géovisualisation (Byron Moldofsky)). Depuis ce temps, nous avons travaillé sur des révisions à la revue de cette recherche et nous avons également décidé de remplacer le titre de « livre blanc » par « document de travail », reflétant ainsi le caractère exploratoire de certaines recherches et la nature spéculative des résultats. Le document de travail complet est maintenant disponible via ce lien.

Le document peut paraître long, mais n’oubliez pas que les deux tiers du texte sont une reproduction du questionnaire en ligne que nous avons distribué (annexe 3 : Enquête sur les besoins des usagers en cartographie historique au Canada) et la présentation détaillée de certains résultats de cette enquête (Partie 4 : Résultats de l’Enquête sur les besoins des usagers en cartographie historique au Canada). Beaucoup d’entre vous ont répondu à ce sondage en ligne, vous pourriez être intéressés par ce que vos pairs ont dit, dans l’ensemble et dans les commentaires sélectionnés. Merci encore d’avoir partagé vos expériences et vos idées.

 

La section “Résultats…” est le principal ajout à ce qui a été présenté en juin dernier avec une partie plus développée : « Partie 5 : prochaines étapes : Développer les principes de pratique et les activités de cartographie Web en SIGH au Canada et planifier leur mise en œuvre par le biais du site Web pilote du Partenariat. » (p.45-48). Dans cette section, nous proposons des principes de pratique afin de développer notre projet collaboratif en ressources de cartographie Web. J’aimerais les mettre en évidence ici :

  1. Encourager la préservation à long terme et le partage des données et des cartes
  2. Encourager la visualisation à la fois pour la présentation, l’exploitation et l’analyse des données
  3. Encourager la transparence du processus de cartographie Web grâce à de bonnes métadonnées et à la documentation
  4. Encourager plusieurs plateformes à la fois techniques (OS, navigateurs) et de cartographie (y compris les technologies propriétaires et FOSS4G)
  5. Travailler en collaboration pour éviter le travail en double et la concurrence entre les collaborateurs actuels et les partenaires potentiels.

Ces principes sont issus de mon interprétation des réponses à l’Enquête sur les besoins des utilisateurs et la discussion entre les membres du projet lors des réunions, y compris la réunion de mi-parcours en juin dernier. J’aimerais beaucoup recueillir la réaction des utilisateurs potentiels et des collaborateurs. Vous êtes donc invités à répondre par courrier électronique ou dans la section commentaires ci-dessous.

Les principes, cependant, ne sont pas d’une grande utilité sans un plan pour les mettre en œuvre. Le document de travail propose une approche tripartite pour appuyer les objectifs de cartographie Web du projet SIGH :

(Proposé) activités pour le développement du site pilote de cartographie web du Partenariat canadien SIGH :

  1. Cadre d’évaluation analytique : ensemble de questions à examiner et à évaluer pour décider de l’approche et de la technologie de la cartographie web historique.
  2. Profils technologiques de cartographie web historique : comparaison descriptive standardisée de technologies incluant des comptes rendus
  3. Exemples comparatifs d’approches de cartographie web : exemples de projets de cartographie web historique utilisant les mêmes données et citant les mêmes objectifs, mais utilisant des technologies différentes.

Ces trois approches sont exposées en détail dans la dernière partie du document de travail (partie 5, p.45-48) avec des résultats tangibles proposés pour chacun d’eux. Si vous avez le temps, jetez un coup d’œil à cette dernière section qui décrit les activités de ce projet pilote et vous propose des exemples de données et faites-moi savoir si vous avez des préoccupations ou des suggestions dans la section Commentaires ci-dessous, ou par courriel personnel.

Comme nous le savons tous, ces activités peuvent demander beaucoup de temps et de ressources. Nous sommes parvenus à un consensus selon lequel la priorité devait être accordée, du point de vue de la cartographie web, au point 3 (Exemples comparatifs d’approches de cartographie Web) sans toutefois négliger complètement les deux autres activités. Au cours des derniers mois du projet, nous travaillerons à créer des exemples de projets en ligne pour plusieurs ensembles de données proposées dans le document. Nous avons déjà commencé et nous avons engagé certains de nos partenaires et collaborateurs pour obtenir des données et de l’assistance technique. Nous allons essayer de fournir un ou deux rapports d’avancement via ces billets dans la section Nouvelles dès que nous aurons une cartographe web soignée à vous présenter.

Points saillants de la conférence de mi-parcours du 20 juin 2016

Le 20 juin, à mi-chemin de notre mandat de deux ans, nous avons accueilli la Conférence de mi-parcours du projet. Les gens intéressés de partout au pays ont été invités à assister en personne à l’Université de Toronto ou écouter en ligne par le moyen d’une visioconférence. Le programme de la conférence, avec des liens intégrés à un grand nombre de présentations des conférenciers, peut être trouvé ici.

Les collaborateurs du projet ont fait un compte-rendu des progrès réalisés à ce jour sur les livres blancs prévus et sur la façon dont nous avons fait progresser les objectifs du projet. Plus d’informations à propos des livres blancs, des versions terminées ou des extraits publiés seront  bientôt affichées. Plusieurs diapositives des présentations sont en ligne et sont disponibles via le programme de la conférence. Vous êtes invités à faire part de vos commentaires aux auteurs par courriel.

On a également invité des conférenciers faisant partie d’autres initiatives en SIG et en cartographie web à apporter leurs propres perspectives uniques au groupe. Pour ceux d’entre vous qui ne pouvaient pas être là, voici quelques-uns des points saillants.

Amber Leahey (Scholar’s Geoportal): Amber nous a donné un aperçu du Scholar’s Geoportal, un portail de données SIG et un moteur de recherche géré par le Consortium des bibliothèques universitaires de l’Ontario et hébergé par la Bibliothèque de l’Université de Toronto. Leur expérience en matière de stockage et de mise en relation de jeux de données géographiques de grande envergure et le processus d’amélioration des aspects de découverte, d’extraction et de prévisualisation des données de ce site peuvent fournir à notre projet une aide importante dans l’organisation et la conception de notre propre portail pilote de données SIG historiques au cours de la prochaine année. Les diapositives de la présentation d’Amber peuvent être consultées en suivant ce lien.

Iain Greensmith and Jonathan Van Dusen (Esri Canada): Esri a été un partenaire enthousiaste et un collaborateur dans ce projet et Iain a décrit quelques-unes des possibilités de leur installation de portails de données en SIG qui ont été mis en place pour l’expérimentation par des collaborateurs. Il a de nouveau affirmé les capacités des options du portail d’Esri de relier les données stockées à distance, ainsi que dans Esri Online, et de les rendre accessibles même à ceux qui ne possèdent pas la licence Esri, sous certaines configurations. Il a souligné la possibilité de personnaliser l’interface du portail et a abordé les possibilités de géovisualisation de leur logiciel. Celles-ci ont été étudiées plus en détail dans une session de l’après-midi avec Jonathan qui a passé en revue les forces d’Arcgis Online et de StoryMaps ainsi que les options pour la cartographie web personnalisée. Les diapositives de la présentation de Iain peuvent être consultées en suivant ce lien. Celles de Jonathan peuvent être consultées en suivant ce lien.

 

Caitlin Blundell (Geoalliance Canada): Caitlin est directrice des communications chez GeoAlliance Canada. GeoAlliance repose sur la fondation de la Table ronde de la communauté canadienne de géomatique (TRCCG) et a pour mandat de rehausser le profil et l’efficacité du secteur de la géomatique au Canada dans trois domaines principaux : l’identité sectorielle, l’éducation et l’accès aux données. Lorsqu’on lui a demandé pendant la période des questions comment le SIG historique pouvait s’insérer dans leur cadre, Caitlin a répondu par sa propre question : « Pensez-vous que la communauté SIG historique bénéficierait d’une population nationale qui avait une plus grande conscience de la valeur du SIG et de la géomatique et de la géographie en général? » (Le public a murmuré un accord général…) « Si vous avez participé à une conférence historique et que vous aviez dit : « Je fais du SIG historique », et que les gens disent « Oh, je sais ce que c’est, le SIG est efficace et vraiment utile… » ? Est-ce en train de se produire? GeoAlliance a comme approche que « la marée montante fait avancer tous les bateaux » et accueille tous les secteurs des SIG, mais nous devrons trouver comment travailler avec chaque secteur pour l’avantage de tous. Les diapositives de la présentation de Caitlin peuvent être consultées en suivant ce lien.

 

Dans l’après-midi, nous avons eu un certain nombre de présentations liées à la recherche et à l’enseignement du SIGH. Robert Sweeny a présenté son livre blanc donnant une perspective historique de l’évolution du SIGH au Canada en se référant plus particulièrement aux projets urbains en SIGH tels que « Montréal l’Avenir du Passé ». Geoffrey Cunfer a ensuite décrit ce qu’il a qualifié de l’histoire alternative du SIG historique au Canada… un autre chemin à travers l’histoire environnementale… » plus axé sur les projets SIGH en milieu rural. Des contrastes intéressants en effet! Par la suite, Marc St.-Hilaire, Josh MacFadyen, et Don Lafreniere avec Dan Trepal ont parlé de leurs expériences de recherche et d’enseignement ces dernières années. Encore une fois, plusieurs des diapositives des présentations sont disponibles (ainsi que le livre blanc de Robert qu’il vous invite à commenter) à partir du programme de la conférence.

Par la suite, la session sur la géovisualisation historique a mis en vedette quelques conférenciers invités ainsi qu’un brin de drame.

Nous avions au programme Jonathan Marino de Mapstory.org, un conférencier clé dans le cadre de cette session puisque Mapstory.org est un exemple fascinant d’un projet de géovisualisation « narrative » qui semblait bien subventionné, qui utilisait des outils de cartographies open source et qui a eu un impact significatif aux États-Unis il y a un an. Malgré tout, ils ont décidé de procéder à une refonte complète de leur interface utilisateur. Cela a entraîné une interruption de service de près d’un an et ils viennent tout juste de se relancer. Si ce n’était pas assez dramatique, Jonathan nous a écrit la journée avant notre conférence et nous a expliqué qu’il revenait d’Afrique et qu’il semblait avoir attrapé une souche virulente de la grippe ou peut-être même le paludisme. En tout cas, il n’était pas en état de voyager. Nous avons été très déçus et je me demandais s’il pourrait être ouvert à la présentation à distance. Avec l’aide du personnel technique de l’Université de Toronto et seulement quelques minutes avant l’heure prévue pour sa présentation, nous avons réussi à nous connecter avec lui avec ses diapositives et le son qui fonctionnait bien. Il a donc présenté à partir de Washington D.C. En dépit de la toux, Jonathan nous a esquissé un croquis intéressant de la genèse de Mapstory comme « L’atlas de changement que tout le monde peut éditer », un endroit pour stocker et partager des données géographiques et de construire des récits. Il semble que la raison principale de leur redémarrage ait été la nécessité de disposer d’outils d’édition de groupe plus sophistiqués- le besoin d’une fonctionnalité de type « Wikipedia » pour suivre les changements et pour stocker les données dans les couches de données « consensus ». Jonathan a pu entrer dans quelques détails de cette transformation, technique et politique, et répondre à certaines de nos questions. Les diapositives de la présentation de Jonathan peuvent être consultées en suivant ce lien.

Une approche différente de la géovisualisation en ligne, également unique, est Neptis Geoweb (www.neptisgeoweb.org/). La Fondation Neptis (www.neptis.org) est l’un de nos partenaires de projet et Marcy Burchfield, la directrice générale, a passé en revue l’évolution de cette plateforme de cartographie web conçue pour examiner la croissance urbaine sur une échelle régionale, principalement dans la région du Grand Toronto. Avec une interface sophistiquée, Neptis Geoweb propose des représentations personnalisées des problèmes de planification régionale (y compris le développement urbain historique), mais s’intéresse également à l’intégration de l’IGV ou « information géographique volontaire ». Ils ont essayé de faire cela en permettant aux gens de créer leurs propres « Histoires d’utilisateurs ». Toutefois, de la même façon que Mapstory, c’est ici qu’ils ont rencontré plusieurs défis. Nous espérons utiliser l’expérience du personnel de Neptis en travaillant à la conception de notre projet pilote de site pilote en cartographie web.

La journée s’est terminée par des réactions de certains participants puis une discussion sur « où allons-nous à partir de maintenant ». Une discussion approfondie sur les forces et les faiblesses du SIGH au Canada semblait cristalliser quelques principes importants du projet :

  • La mise à disposition de données SIGH, y compris les données historiques nationales de base, devrait être la priorité du projet afin d’être le plus ouvert possible à la communauté universitaire tout comme à la communauté non académique.
  • Les données ne doivent pas nécessairement être dans un référentiel central, mais les métadonnées et l’accessibilité doivent être bien construites et priorisées dans la conception du portail.
  • Nous avons besoin de partenaires institutionnels pour appuyer ces efforts, plutôt que le soutien éphémère des subventions. Les bibliothèques et toute institution qui a le mandat de préserver les données sont des alliés naturels.

Ces idées ont été rediscutées dans la réunion d’affaires du projet le jour suivant et les membres participants sont déterminés à en faire un succès. Nous vous tiendrons tous au courant et continuerons à recueillir vos commentaires pendant que nous poursuivons ces objectifs au cours de la prochaine année.

En prévision de la conférence de mi-parcours du 20 juin 2016

La conférence de mi-parcours du Projet de développement d’un partenariat canadien en SIG historique qui aura lieu le 20 juin prochain sera un jour important. Nous avons invité plusieurs intervenants dans le domaine — quelques collaborateurs du projet et des personnes externes — pour échanger sur leurs projets et sur leur rapport aux données et à la cartographie SIG historique au Canada. À titre d’exemple, Marcy Burchfield de la fondation Neptis (neptis.org) nous présentera comment leur recherche sur la croissance urbaine et la planification des villes à travers le Canada tire profit de l’intégration de données historiques sur l’utilisation des sols et le développement, ainsi que leur expérience visant à amener le public à interagir avec la cartographie en ligne. Geoffrey Cunfer est le directeur du Historical GIS Laboratory de l’Université de la Saskatchewan (www.hgis.usask.ca). Il nous offrira un aperçu de la contribution de cette organisation reconnue à la recherche historique sur l’environnement des plaines de l’Amérique du Nord, de même que plusieurs autres projets en SIG historique internationaux. Caitlin Blundell est directrice des communications à GeoAlliance Canada ( geoalliance.ca) et partagera les résultats de sa rencontre « Regards vers le futur » à Calgary en mars dernier. Elle discutera des stratégies de  GeoAlliance Canada pour appuyer la communauté géomatique et géospatiale au cours des prochaines années. Quelle place prendra les SIG historiques dans cette initiative de communauté géo plus large?Jonathan Marino nous vient de Mapstory.org pour présenter les origines du projet « L’atlas du changement que tout le monde peut éditer » et certains des accomplissements et des défis de leur parcours.

Nous prévoyons aussi recevoir des représentants, sur place ou à distance, de Statistiques Canada et du CRSH, de bibliothèques et d’universités à travers le pays et, nous espérons, plusieurs amateurs d’histoire. Si vous pouvez vous rendre à Toronto, veuillez vous inscrire pour vous joindre à nous à l’angle des rues St-George et Bloor (voir le Programme pour les détails). Si vous ne pouvez pas être parmi nous en personne, nous vous accueillerons en ligne, les détails de la connexion sont à venir.

Byron Moldofsky
Gestionnaire de projet
Partenariat canadien en systèmes d’information géographiques historiques

Survolter le signal : la valeur des partenariats multi-sectoriels

Au cours des dernières décennies, des organisations de partout au Canada ont travaillé de façon indépendante pour promouvoir les compétences, la valeur des données, les outils et les technologies géospatiales. Ils ont ciblé des publics différents (des enfants dans les écoles, des décideurs au sein du gouvernement et des industries, du grand public et du monde universitaire), selon différents degrés de succès. Beaucoup ont signalé que l’impact de ces communications a été limité par un manque de prise de conscience populaire de la valeur de la géomatique. Ne serait-il pas plus facile de partager la valeur des SIG historique si vous étiez confiant que votre public cible savait réellement ce qu’étaient les SIG?

GeoAlliance Canada travaille à unir les divers groupes et organisations qui composent la communauté géomatique canadienne sous un même cadre, de travailler ensemble pour créer un message cohérent et facile à comprendre ainsi que de communiquer la valeur économique, environnementale et sociale de la géomatique. En mettant en commun nos énergies et nos ressources pour créer un message de référence cohérent, chacun de nos signaux indépendants sera plus fort et nous permettra d’atteindre plus d’objectifs.

Bon nombre des défis auxquels est confronté le partenariat SIGH font écho aux discussions que nous avons entendues dans tout le pays. Communiquer la valeur de la géomatique aux citoyens, favoriser la collaboration entre les secteurs et les disciplines en évitant la duplication inutile des efforts et de veiller à ce que tous les utilisateurs puissent accéder à des données de haute qualité sont généralement des thèmes récurrents au sein de notre communauté nationale.

Face à ces défis, le partenariat SIGH a connu un grand succès dans la création de partenariats de travail entre les organisations et différents groupes de travail. Alors, que peut faire GeoAlliance Canada pour soutenir la deuxième partie de votre projet? Comment pouvez-vous bénéficier d’un accès à un réseau national transdisciplinaire? Comment pouvons-nous stimuler votre signal pour vous aider à atteindre vos objectifs? Et, si les SIG historiques devaient être une partie de notre identité de secteur nationale, quels sont les messages clés que vous souhaitez offrir à vos pairs et collègues dans la communauté?

GeoAlliance Canada est une plate-forme neutre pour la géomatique canadienne, la géographie et la communauté géospatiale afin de travailler ensemble sur les questions qui nous touchent tous. Nous sommes heureux d’avoir le soutien de la communauté universitaire pour nos présents efforts d’accès aux données et d’éducation ainsi que l’identité du secteur par l’entremise de la Société géographique royale du Canada – enseignement de la géographie canadienne et de l’Association canadienne des géographes groupe d’étude sur l’éducation géographique. Nous avons bien hâte de nous joindre à la communauté du SIGH lors de la réunion du 20 juin prochain à Toronto.

Caitlin Blundell
GeoAlliance Canada

Un sondage d´utilisateur : cartographie Web pour les SIG historique au Canada

Comme beaucoup d’entre vous le savent déjà, le projet de
développement d’un Partenariat canadien en SIG historiques est en
cours afin de développer des ressources pour mener des recherches
historiques au Canada en utilisant les SIG (Systèmes d’information
géographique) et d’autres méthodes et pour explorer les moyens de
publier les résultats de ces recherches. La méthode la plus répandue
est la cartographie web. Cependant, il existe différentes approches,
conceptions graphiques et solutions logicielles qui sont utilisées.
Nous menons un sondage pour enquêter sur les tendances actuelles et
émergentes dans l´utilisation de ces technologies et pour évaluer les
expériences, les besoins et les désirs des utilisateurs.

Le sondage devrait prendre 10 à 20 minutes de votre temps, selon le
nombre de questions auxquelles vous choisissez de répondre. Il
apportera une contribution précieuse pour aider à diriger les efforts
du projet. Pour en savoir plus, visitez notre site Internet :

http://geohist.ca/fr/invitation-a-un-sondage/

Merci de considérer remplir le questionnaire
Marcel Fortin, responsable principal
Byron Moldofsky, gestionnaire de projet
Partenariat canadien en SIG historiques

Rencontre initiale de planification stratégique du partenariat canadien SIGH

Le 20 août 2015, la rencontre initiale de planification stratégique du partenariat canadien en SIGH a eu lieu au Département de Géographie et d’Aménagement de l’Université de Toronto. Il s’agissait de notre première rencontre en personne, ce qui nous a permis de résoudre quelques-uns des enjeux qui sont associés à la transposition d’une proposition en un projet réel.

Continuer la lecture de Rencontre initiale de planification stratégique du partenariat canadien SIGH